CINETUDES
Vendredi 12 Mars 2010
3:23
CINEMA, TEMPS ET HISTOIRE (à propos de

CINEMA, TEMPS ET HISTOIRE... Introduction

A propos de La Neige tombait sur les Cèdres (Snow falling on cedars) de Scott Hicks


Introduction au dossier



CINEMA, TEMPS ET HISTOIRE... Introduction

  • Adaptation de mon mémoire de maîtrise:

    Guillaume Bryon, sous la direction de Philippe Brunet
    ,
    COME SEE THE PARADISE et SNOW FALLING ON CEDARS, L’expérience Nippo-Américaine de la seconde guerre mondiale vue à travers Hollywood.
    , UBO, 2004.


Dans la volonté initiale de mettre en place un tel dossier, il y a une idée bien précise : essayer d’observer comment l’Histoire dans un film peut progressivement prendre une incarnation artistique pour aller jusqu’à toucher directement l'émotionnel ou le sensitif, la question devenant alors : peut-on toujours parler d’Histoire ? Il m’a semblé intéressant d’essayer de démonter ces processus de représentation, les critiquer, mettre en avant certains procédés, pour voir jusqu’où sont compatibles le Cinéma et l’Histoire. Le réalisateur Scott Hicks, qui se frotte à des univers et des périodes souvent bien définis dans le Temps, nous a proposé en 1999 avec Snow falling on Cedars l’un des très rares films hollywoodiens à avoir abordé un évènement guère reluisant de l’Histoire américaine qui fut longtemps tenu à l’écart de toute représentation: la "relocation" de plus d’une centaine de milliers de citoyens américains d’origine japonaise dans des camps de concentration pendant la seconde guerre mondiale.

A travers cette introduction, nous allons nous atteler d’abord à présenter au lecteur le sujet historique en lui-même pour qu’il puisse s’y familiariser et le comprendre dans les approches qui suivront, avant de faire un point sur l’état des travaux en matière de mise en rapprochement entre le cinéma et l’Histoire…

En découlera par la suite une étude en sept parties distinctes :

1 Les Nippo-Américains dans le cinéma hollywoodien après Pearl Harbour
2 Chronique d'un échec critique et commercial
3 Une communauté imaginaire comme résumé
4 Le traitement événementiel
5 Quel but démonstratif ? Mettre un terme au passé traumatisant ?
6 Une Mosaïque du temps perdu
7 Picturalité et réel



La Relocation des Nippo-américains, une profonde blessure dans la constitution des Etats-Unis


Pour débuter il est d’abord essentiel de pouvoir s’y retrouver dans les faits importants d’un sujet historique encore mal connu en France. En 1941, la communauté japonaise est, aux Etats-Unis, fortement implantée à Hawaï (depuis 1868) et sur la côte ouest (depuis 1869). Les populations asiatiques, pourtant, dès le dix-neuvième siècle, vont se retrouver les victimes de nombreuses décisions visant à ralentir leur développement sur le sol américain. Les chinois sont d’abord dans la ligne de mire : en 1882, le "Chinese Exclusion Act" interdit en effet l’immigration en provenance de Chine, ce qui va entraîner une plus forte demande de travailleurs japonais. Mais à San Francisco, on tente de ségréguer les élèves japonais dans les écoles dès 1893. C’est à partir de cette période que les mouvements anti-japonais commencent vraiment à prendre de l’ampleur, particulièrement portés par la peur qu’a suscité le conflit russo-nippon dès 1904. L’année suivante, le congrès fait voter une loi interdisant l’entrée des travailleurs japonais par Hawaï, le Mexique ou le Canada. Il s’en suit alors ce que l’on appelera le fameux "Gentleman's Agreement" signé avec le Japon, où ce dernier accepte de ne plus délivrer de visas aux travailleurs japonais pour les Etats-Unis. En 1913, la "Alien Land Law" passe en Californie : les étrangers deviennent inéligibles à la citoyenneté américaine et ne peuvent posséder de terres. Un compte-rendu de la Cour Suprême vise encore plus directement les Asiatiques en 1922, définissant la citoyenneté comme limitée aux personnes blanches libres et aux étrangers d’origine africaine. Le "Immigration Act" de 1924 barre définitivement l’entrée aux Japonais sur le sol américain. Tout cela n’empêche cependant pas un réel développement économique, particulièrement dans l’agriculture : la décision aurait sûrement été plus grave pour la communauté si elle avait été prise dix ans auparavant. Ce qui ne l’empêche pas ici d’être tout de même gelée pour trente ans.


L’évacuation : l’aboutissement d’une peur anti-jaune
L’évacuation : l’aboutissement d’une peur anti-jaune

La population japonaise se divise en trois branches. Les Issei sont la première génération, celle des immigrés aux Etats-Unis entre 1869 et 1924. Inéligibles à la citoyenneté ils ne peuvent posséder de terres, sont barrés des syndicats et n’ont pas le droit de vote. La deuxième génération, ce sont les Nisei, soit les enfants des Issei. Ils sont citoyens américains de naissance et ont par là droit à ce qui est interdit à leurs parents. Leur statut est donc supérieur, tout comme les Sansei, les enfants des Nisei.

Affichage de l’Executive Order n°9066
Affichage de l’Executive Order n°9066
Le 7 decembre 1941, Pearl Harbor éclate. Il s’en suit la fermeture des écoles en langue japonaise et le 11 décembre, plus de 2000 meneurs Issei sont arrêtés et jetés en prison. Les appareils photos, caméras et appareils radios sont saisis. En février 1942, Roosevelt va finalement écouter les préconisation du Général John de Witt , chef de la défense du la côte du pacifique, et signer l’"Executive Order n° 9066" autorisant l’établissement de zones militaires permettant l’exclusion de tout étranger susceptible d’être une menace. Les Japonais ne sont pas directement nommés, mais ils seront les plus frappés par cette directive, sans commune mesure avec les Allemands ou les Italiens dont, en octobre 1942, on abandonne rapidement les mesures prises à leur encontre. Les Japonais de Hawaï ne seront pas touchés par cet arrêté, seulement les habitants de la Côte Ouest et des zones délimitées.

C’est alors près de 120 000 personnes (65% environ sont citoyens américains) qui vont être "relogés" et ce dans dix camps à travers sept états : Manzanar et Tull Lake en Californie, Poston et Gila en Arizona, Minidoka en Idaho, Heart Montain au Wyoming, Granada dans le Colorado, Topaz dans l’Utah, Rohwer et Jerome dans l’Arkansas. Les conditions de vie sont très difficiles, surtout au début, même si on ne peut évidemment pas les comparer à celles des camps nazis. Mais ces personnes sont enfermées derrière des barbelés sans autorisation de sortir, le tout surveillé par diverses tourelles. A partir de 1943, certains peuvent choisir d’aller servir les Etats-Unis sur le front : ces volontaires vont notamment rejoindre le 442ème régiment d’infanterie, activé dès février 1943 par Roosevelt . A la fin de la guerre, il sera l’un des corps d’armée les plus décorés.

Mais cette année 1943 marque aussi un déchirement à travers les questionnaires de loyauté. Les plus récalcitrants aux questions patriotiques sont envoyés au camp de Tull Lake. Tous les camps seront officiellement fermés entre octobre et décembre 1945. La communauté américano-japonaise doit presque entièrement tout reconstruire au sortir de la guerre. Elle n’obtiendra des réparations financières qu’à la fin des années 80, après un long combat amorcé dans les années 70. Si des excuses ont été faites par le gouvernement américain, ce dernier n’a toujours pas déclaré ces camps anti-constitutionnels.





Cinéma et Histoire : un aspect encore peu développé aujourd’hui


CINEMA, TEMPS ET HISTOIRE... Introduction

Toujours en guise d’introduction, il faut aussi explorer la nature d’un sujet portant sur le domaine "cinéma et histoire". L’étude du film et du cinéma de fiction a mis du temps à entrer dans les mœurs de l’étude historique. Après quelques contributions comme celle de George Sadoul à L’Encyclopédie de la Pléiade , c’est véritablement au début des années 1970, avec Marc Ferro , que ce sujet va s’enclencher sans discontinuer, une mise en place parallèle au développement universitaire de l’enseignement du cinéma. Les thématiques du cinéma de propagande ou celui des régimes totalitaires reviennent souvent, tout comme les sujets sur la seconde guerre mondiale, la guerre du Vietnam ou le rôle du cinéma dans l’effort de guerre des Etats-Unis. D’un autre côté, certains s’éloignent plus du contenu directement historique pour se focaliser sur le contenu sémiologique, suivant l’influence des travaux de Christian Metz . Plus limités dans leur nombre de films, ils évacuent assez souvent tout ce qui tient du contexte historique (biographie des artistes, le déroulement de la production ou l’accueil des critiques). Enfin, une troisième voie des travaux "cinéma et histoire" s’est révélée plus intéressée à dégager, à travers les œuvres cinématographiques, ce qui peut tenir du "sous-jacent" d’une époque, tout en gardant une stricte démarche d’historien. Les années 1980 ont vu un tournant de cet état de fait, avec la régression de l’école sémiologique et la multiplication des travaux. Pour Rémy Pithon (dans la revue XXème Siècle , l’une des rares dans le domaine de l’histoire à faire des comptes rendus sur ce sujet à chaque numéro), il faut faire un tri car selon lui :

Marc Ferro et Robert Rosenstone
Marc Ferro et Robert Rosenstone
" On voit proliférer sous l’étiquette "cinéma et histoire" des recherches qui, en réalité, sont de la pure et simple histoire du cinéma, et d’autres qui portent uniquement sur la manière de mettre en scène le passé historique. (*1) "

Ce qui n’entrerait pas dans une véritable problématique "Cinéma et Histoire". D’ailleurs ce même Rémy Pithon est assez mitigé au moment de faire le bilan, jugeant que peu de travaux se rattachent vraiment à ce qu’a initié Marc Ferro . Surtout il pointe une certaine difficulté toujours présente dans la réception de ces derniers. Robert Rosenstone , l’un des pionniers et grand artisan du sujet aux Etats-Unis, tente d’expliquer et de mettre en lumière cette méfiance des historiens pour le film :

" Pour la plupart d’entre eux, les films historiques falsifient et faussent notre compréhension des évènements, ils romancent et stéréotypent le passé. Ces arguments rationnels masquent une blessure plus profonde : le film nous a fait perdre nos lecteurs. Hors de notre contrôle, il prouve que le passé n’est pas la propriété exclusive des universitaires. Il symbolise le monde de l’image vers lequel nous nous dirigeons, dans lequel les gens savent encore lire mais n’ouvrent plus de livre. (*2) "

Un conflit entre l’écrit et l’image donc. Christian Delage analyse ces méfiances avec d’autres idées. Parlant du cinéma, il dit que :

" Le goût solitaire qu’on lui porte ne suppose aucune éducation préalable ; il ne procède d’aucun respect initial pour son éventuelle aura, et se développe dans un lieu - la salle de cinéma - et dans un temps - l’enfance - dont l’intimité et le mystère sont contradictoires avec la distance nécessaire à l’analyse. (*3) "

En ce sens, si les travaux "Cinéma et Histoire" sont critiqués par les historiens, ils le sont aussi de la communauté cinéphile qui s’intéresse aux liens entre le cinéma et le passé. Serge Daney , ancien rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma, par exemple, reprocha à l’école Ferro de se servir du cinéma comme d’une "preuve supplémentaire(*4)". Une analyse qui se fait au regard des travaux de Ferro qui ont beaucoup porté sur le cinéma politique. Christian Delage et Vincent Guigeno , en introduction de leur recueil L’historien et le film , soulignent comment il peut être important de mettre en lumière la forme cinématographique de l’Histoire. Pour eux, il s’agit de "déterminer la vertu historique d’un film sur sa capacité de "figuration"(*5).

La présente étude du film de Scott Hicks va tour à tour reprendre plusieurs éléments et concepts de ces différentes écoles, car ils sont autant de prismes et de scanners possibles pour appréhender l’œuvre… Ce que l’on en tirera en conclusion étant une forme de synthèse globale pour une vision d’ensemble subjective et bien évidemment ouverte à tous les débats possibles.



(*1) Rémy Pithon, Cinéma et Histoire, bilan historiographique », XXème siècle, n°spécial avril- juin 1995, p 10.
(*2) Robert Rosenstone, « Like writing History with lighting, Film historique/vérité historique », XXème siècle, n° spécial avril-juin 1995, p.163.
(*3) Delage Christian, « Cinéma, Histoire, la réappropriation des récits », Vertigo N°16, Jean Michel Place, 1997.
(*4) Daney Serge, « Sur trois façons d’écrire l’Histoire », Cahiers du cinéma, mai-juin 1975, pp. 22-26
(*5) Delage Christian, Guigueno Vincent, L’historien et le film, 2004, p 24.

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Fiche Technique du film

CINEMA, TEMPS ET HISTOIRE... Introduction

Snow Falling on Cedars (La Neige tombait sur les Cèdres / 1999)

Une production Kennedy/Marshall et Universal Pictures.
Realisation : Scott Hicks
Scenario : Ron Bass et Scott Hicks d’après David Guterson.
Photographie : Robert Richardson
Montage : Hank Corwin
Decors : Jeannine Oppewall
Musique : James Newton Howard

Avec : Ethan Hawke (Ishmael Chambers), Youki Koudoh (Hatsue), Rick Yune (Kazuo), Max Von Sydow (Nels Gudmunson), Sam Shepard (Arthur Chambers)

Le procès pour meurtre d’un citoyen américain d’origine japonaise sur la petite île de San Piedro en 1950 ranime les souvenirs de la communauté. En particulier ceux d'Ishmael, un jeune journaliste qui couvre l’affaire et s’y remémore ainsi son amour pour Hatsue, la femme de l’accusé. Passé l’enfance et l’adolescence, ils furent séparés par la guerre et leurs différences, quand tous les nippo-américains furent internés dans des camps aux Etats-Unis. Au cours de ses investigations personnelles, Ishmael découvre la clé de l’affaire, mais va-t-il passer outre ses sentiments personnels ?


CINEMA, TEMPS ET HISTOIRE... Introduction



Quelques sources


  • Library of Congress
http://www.loc.gov/
La bibliothèque du Congrès américain (Library of Congress) en ligne, avec de nombreux documents en particulier photographiques, comme les photos d’Ansel Adams.

  • San Francisco Museum
http://www.sfmuseum.org/war/evactxt.html
Le musée en ligne de San Francisco proposant de nombreux documents dont des archives du San Francisco News sur l’année 1942 et les articles relatant l’après Pearl Harbor pour les nippo-américains.

  • JARDA
http://jarda.cdlib.org/
JAPANESE AMERICAN RELOCATION ARCHIVE. Un site qui propose de nombreuses archives, et en particulier photographiques. Une collection thématique de la CDL "California Digital Libraries" et de l’OAC "Online archive of California".

  • ILWU Archives (International Longshore and Warhouse Union)

  • Bill of Rights

  • Constitution des Etats-Unis d’Amérique

  • Guterson David (Demmanuelli Claude et Jean pour la traduction de l’Américain), La Neige tombait sur les Cèdres, coll. Points, Seuil, mars 1996, 382p.

  • Bass Ron et Hicks Scott, commentaires de Hicks Scott et Kennedy Kathleen, Snow falling on Cedars, coll. “The Shooting Script”, Newmarket Press, 1999, 166p.



Bibliographie


Cinéma et Histoire

  • Bouet Catherine, De Pearl Harbor à Saïgon, cinquante ans de films de guerre américains, sous la direction de Marcel Bénichou, Paris III, 2001

Cornelier Bruno in CADRAGE.NET, L’hégémonie hollywoodienne, 1ère partie : le système narratif hollywoodien (en ligne). Disponible sur CADRAGE.NET : http://www.cadrage.net/dossier/hegemoniehollywoodienne1/hegemoniehollywoodienne1.html

Coursodon Jean-Pierre et Tavernier Bertrand, 50 ans de cinéma américain, Omnibus, 1995

  • Daney Serge, Sur trois façons d’écrire l’Histoire, Cahiers du Cinéma, mai-juin 1975, pp. 22-26

  • Delage Christian, Cinéma, Histoire, la réappropriation des récits, Vertigo N°16, Jean Michel Place, 1997

  • Delage Christian, Guigueno Vincent, L’historien et le film, coll. Folio Histoire, Gallimard, 2004, 364p

  • Deleuze Gilles, Cinéma tome 1 : l’Image Mouvement, coll. Critiques, les Editions de Minuit, 1983 ; 297p

  • Deleuze Gilles, Cinéma tome 2 : l’Image Temps, coll. Critiques, les Editions de Minuit, 1985, 378p

  • Ferro Marc, Cinéma et Histoire, Gallimard, Paris 1993, 293p

  • Ferro Marc, Cinéma, une vision de l’Histoire, Edition du Chène, 2003, 168p

  • Goualle Laurent, Le drame judiciaire ou la représentation du procès dans le cinéma américain, sous la direction de Jean-Loup Bourget, 2001, Paris III, 438p

  • Jullier Laurent, L’analyse de séquences, coll. Cinéma, Nathan, 2002

  • Lindeperg Sylvie, Images de la seconde guerre mondiale dans le cinéma français (1944-1969) : les usages cinématographiques du passé, sous la direction de Jean-Pierre Azéma, 1993

  • Pithon Remy, Cinéma et Histoire, bilan historiographique, XXe siècle, Presses de Sciences Politique, n°spé. avril-juin 1995, pp 5-13

  • Portes Jacques, Histoire et Cinéma aux Etats-Unis, La Documentation Française, 2003

  • Ricoeur Paul, Temps et Récit I : l’intrigue et le récit historique, Seuil, Paris, 1983

  • Rosenstone Robert (traduit de l’Américain par Péras Sylvie), Like writing History with lighting, Film historique/vérité historique, XXème siècle, presses de Sciences Politique, n°spécial avril- juin 1995, pp 162-175

  • Tarkovski Andrei, Le Temps Scellé, coll. Petite bibliothèque des Cahiers du Cinéma, , 1989 (réédition de 2004), 303p


Histoire et Civilisation (Etats-Unis et Américano Japonais)

  • Daniels Roger, Asian America, University of Washington Press, Seattle et Londres, 1988 (réédition de 1995), 386p

  • Harth Erica, Litterature of Shame: recent fiction and irama on the Japanese American Internment, Brandeis Review, Summer 2000, pp 28-31

  • NG Wendy, Japanese American Internment during World War II, A History and reference Guide, Grennwood Press, Wesport et Londres, 2002, 205p

  • Portes Jacques, Les Etats-Unis de 1900 à nos jours, Armand Collin, Paris, 1997(réédition de 2002), 256p

  • Takaki Ronald, A Different Mirror, A History of Multicultural America, Little, Brown, and company, 1993, 508p

  • Unrau Harlan D, The Evacuation and Relocation of Japanese ancestry during World War II: A historical Study of The Manzanar war Relocation Center, United State Department of The Interior, National Park Service, Denver , 1996, 728p



Sites Internet

  • DENSHO
http://www.densho.org/
Ce site est entièrement consacré à l’internement des Nippo-Américains, l’intérêt de ce site étant de proposer de nombreux documents vidéo et sonores sur des témoignages. Il contient bon nombre d’archives, mais a un accès restrictif.

  • JANET
http://www.janet.org/
JANET (Japanese American Network) est un site sur divers aspects de la communauté nippo-américaine, dont une section consacrée à l’Histoire. Créé par diverses organisations de Little Tokyo.

  • JAVA
http://www.javadc.org/
Japanese-American Veterans Association, plusieurs informations sur le 442ème régiment.

  • WOODWARDFUND
http://www.woodwardfund.org/
Une fondation dédiée à Walt Woodward, contient des informations et documents divers sur le journaliste de Bainbridge Island.

  • BAINBRIDGE ISLAND COMMUNITY NETWORK
http://www.bicomnet.com/
Nombreuses informations sur cette île de l’Etat de Washington.

  • GREENWOOD CITY.COM
http://www.greenwoodcity.com
Nombreuses informations sur la ville de Greenwood où s’est tournée une partie de Snow falling on Cedars.



Snow falling on Cedars

  • Bezaitis Athan in FILMCRITIC.COM. Shine On! A look at director Scott Hicks’ next project: Snow falling on cedars (en ligne), 1999. Disponible sur FILMCRITIC.COM

    • Bezaitis Athan in FILMCRITIC.COM. Snow falling on Cedars (review) (en ligne), 1999. Disponible sur FILMCRITIC.COM

      • Ebert Roger, Snow falling on Cedars, The Chicago Sun Times, 1999

      • Jauberty Christian, La neige tombait sur les cèdres, Premiere, mai-juin 2000, p.46

      • Lepape Pierre, Les guerres de l’Amérique, Le Monde, supplément Le Monde des Livres, 22 mars 1996, p2

      • Loiseau Jean-Claude, La neige tombait sur les cèdres, Télérama, 3 mai 2000, p.58

      • Lovell Banks Tonya in UFSCA.EDU, Snow falling on Cedars: History lite and stereotypes (en ligne) 8 juillet 2000. Disponible sur UFSCA.EDU

        • David Guterson in RANDOMHOUSE.COM (en ligne). Disponible sur RANDOMHOUSE.COM

          • Sotinel Thomas, Une neige ennuyeuse comme la pluie, Le Monde, 4 mai 2000, p.35

          • Viviani Christian, La neige tombait sur les cèdres, Positif, mai 2000, p.45

          • Vely Yannick in ECRAN NOIR, La neige tombait sur les cèdres, (en ligne) 1999, 2000. Disponible sur ECRAN NOIR


Sites Internet


  • SITE OFFICIEL DU FILM
http://www.snowfallingoncedars.com/
Le site officiel, contient de nombreuses notes de productions, soit les informations officielles sur le tournage et l’équipe du film.

  • PACIFIC NORTHWEST MOVIES
http://washington.pacificnorthwestmovies.com/SnowFallingOnCedars/
Cette page donne des informations sur les lieux de tournages du film dans l’Etat de Washington, ainsi que sur leur utilisation.

  • PAGE ROTTENTOMATOES
http://www.rottentomatoes.com/m/snow_falling_on_cedars/
Informations sur le film et les liens sur de nombreuses critiques américaines le concernant, avec des citations de ces dernières et une synthèse notée.





Mardi 28 Mars 2006
Guillaume Bryon (Ishmael Chambers)

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