CINETUDES
Dimanche 14 Mars 2010
1:22
Films Etudiés

LE SOUFFLE AU COEUR de Louis Malle/ 1971



LE SOUFFLE AU COEUR de Louis Malle/ 1971
France. 110 min. Format 1:66. Couleur
Scénario : Louis Malle
Avec : Lea Massari (Clara Chevalier), Benoît Ferreux (Laurent Chevalier), Daniel Gélin (Charles Chevalier), Michel Lonsdale (Père Henri)…

Dijon, 1954 : les 15 ans de Laurent Chevalier, au sein d’une adolescence bourgeoise particulièrement nonchalante. Entre lui et sa mère, une italienne pleine de vie qui trompe son mari, commence à se nouer une étrange relation. Atteint d’un souffle au coeur, Laurent va s’isoler avec elle du reste de sa famille lorsqu’il part en cure…




Bénéficiant actuellement de nombreuses ressorties DVD, l’œuvre de Louis Malle a l’opportunité d’être désormais redécouverte et définitivement consacré par le cinéphile. Précurseur de la Nouvelle Vague sur bien des points, le metteur en scène en a pour autant toujours été en marge, s’intéressant à des thèmes particulièrement dérangeants dans une sociologie et un existentialisme qui avaient peu à voir avec les films de Truffaut, Chabrol, Rohmer ou Godard… ni même avec le psychologisme des œuvres conspuées par ces derniers. Un parcours atypique à l’instar de cinéastes français inclassables comme Melville, Resnais ou Bresson, qui le mènera même à être l’un des rares réalisateurs de l’hexagone à avoir eu une véritable carrière américaine.

Réalisé en 1971, Le Souffle au Cœur a souvent été réduit au scandale du rapport incestueux qu’il décrit, mais qui n’est pourtant que l’un de ses nombreux aspects. Véritable carrefour dans la carrière du cinéaste, le film revisite son œuvre passé et annonce son prolongement, d’où l’intérêt de lui consacrer ici ce film étudié.




Le récit d'apprentissage


Lorsqu’il choisit de raconter ce moment particulier de l’adolescence de son personnage, Louis Malle est arrivé à un point de sa carrière où il a envie de se régénérer au niveau de la fiction, revenant notamment d’un documentaire en Inde. Beaucoup de premières œuvres sont frappées du sceau de l’autobiographie, que ce soit sur le plan littéraire que sur celui du cinéma, l’un des plus fameux exemples cinématographiques étant alors Les 400 coups. Malle réalise donc ce film comme un nouveau départ, une forme de régénérescence… Plus qu’un récit exact, il s’agit pour lui de nourrir une fiction parfois très sociologique de nombreux éléments qui sont ceux de sa propre vie, dans son adolescence : des expériences autant que des influences culturelles bien précises.

Le Souffle au Cœur est structuré en deux parties distinctes : l’une existe sous forme de chronique, la seconde comme une sorte de bulle hors du temps, mais toutes deux obéissent à des schémas différents du récit d’apprentissage, initiatique. Le personnage principal incarné par Benoît Ferreux apprend à exister face aux idées, au sentiment, à la sexualité qu’implique le passage à l’âge adulte. La fameuse scène d’inceste n’intervient qu’au milieu d’un processus bien balisé à ce niveau là, celui d’un dépucelage évolutif et presque symbolique : Laurent passe des bras d’une prostituée à ceux de sa mère pour finir dans le lit d’une camarade de son âge.

Dépucelage en trois actes
Dépucelage en trois actes

Louis Malle a lui-même connu comme le jeune héros du film une retraite forcée pour raison de santé, une de ces cures où beaucoup d’adolescents de cette époque se rendaient… L’ambiance évoque Proust et le cinéaste le cite explicitement. Le récit d’apprentissage en soi évoque en même temps une démarche très littéraire : le souffle au cœur n’en manque pas, et se distingue ainsi encore de Truffaut où le cinéma tient une grande place initiatique. Ici ce sont les livres et la musique (à travers l’amour de Malle et de son héros pour le Jazz). Laurent apprend à travers Camus et Vian, des auteurs d’ailleurs contemporains plus que des classiques. L’existentialisme qui est au cœur même de l’œuvre du cinéaste est l’influence des jeunes personnages, la philosophie dont ils se réclament. Quant à la seconde partie du film elle peut évoquer par moment les tous premiers chapitres de Lolita, sur l’enfance d’Humbert, en même temps qu’elle pastiche Proust

Initiations adolescentes
Initiations adolescentes

Les adolescents du film de Malle ont la particularité d’être particulièrement décomplexés. Absolument pas marginaux socialement, leur origine bourgeoise leur offre paradoxalement l’opportunité de tout essayer, de pouvoir bafouer avec une grande nonchalance, et à l’instar du reste Malle ne cherche pas à donner à tout ce qu’il montre un quelconque versant de moralité. Il y a beaucoup de scènes crues pour l’époque (évoquant la masturbation, mesures de pénis entre frangins…) et de la nudité adolescente qui ne passeraient sans doute plus à l’écran, dans le rapport complexe à la pédophilie des sociétés actuelles. Mais Malle regarde ses personnages et cet âge sans le prendre avec supériorité, et s’il n’y a aucune idée d’exploitation il regarde franchement le rapport au corps, même entre adultes et mineurs. Ceci ira encore beaucoup plus loin dans sa façon de filmer Brooke Shields dans La Petite. L’enfance et l’adolescence sont en tous cas un terrain privilégié du cinéaste : Le Souffle au Cœur rejoint un autre film à éléments autobiographiques, Au revoir les Enfants. Ou l’enfant désenchanté par la société dans laquelle il évolue, découvrant le visage de l’occupation et de la collaboration :

"Je pense que c’est ce qui a déclenché en moi mon envie de faire du cinéma, d’utiliser un moyen d’expression qui me permette d’essayer de regarder le monde, de le comprendre (…) ça a déterminé un regard en commençant, comme enfant, à refuser l’hypocrisie et les mensonges des adultes, les idées reçues, les stéréotypes, les clichés." (*1)

De nombreux personnages d’enfants et d’adolescents peuplent par ailleurs cette filmographie depuis la Zazie de Quenaud. Le Souffle au Cœur de fait montre une adolescence qui se crée par rapport à ce principe, portrait de Malle jusqu’au fantasme de ce qu’il aurait aimé être son type adolescent. De fait, la liberté du film exaltera ceux qui n’auront pas épanoui toujours ce passage de transition. Malle lui retire son romantisme parfois noir, préférant lui insuffler de la grâce, une simplicité et une drôlerie constantes. Surtout, l’image de la jeunesse vient très souvent en opposition à celle de l’adulte chez lui, jamais dans l’optique d’une pureté perdue de l’enfance mais plutôt pour dégager les mensonges, la fausseté que développent l’être humain et la société.


Visages de l'enfance: Zazie, Pretty Baby, Au Revoir les Enfants
Visages de l'enfance: Zazie, Pretty Baby, Au Revoir les Enfants

Le Roi des Aulnes


"Je t'aime, ta belle forme me ravit ;
Ne consens-tu pas, j'userai de violence !
Mon père, mon père, le voilà qui me prend !
Le roi des Aulnes, comme il m'a fait mal !

Le père frémit d'horreur, il chevauche plus vite,
Il retient dans ses bras son enfant qui gémit,
Il atteint sa demeure avec peine et détresse :
Dans ses bras, l'enfant était mort."


Goethe, Le Roi des Aulnes.

Le Souffle au Cœur aborde la prise de conscience de la sexualité autant que le regard des adultes sur le corps de l’adolescent. L’ambiguïté, clé de voûte de l’œuvre de Malle, se plait à aller contre les conventions : tout en dressant le portrait d’adolescents libres et d’un inceste sans tabou ni traumatisme, il pointe du doigt l’hypocrisie sociale vis-à-vis de la pédophilie. C’est de là que vient ce très beau passage de récitation du Roi des Aulnes. Passage central du film, c’est sans doute son cœur même : on ne s’y trompera pas puisque c’est dans l’enchaînement direct de ce moment que Laurent va souffrir des premiers symptômes de sa maladie, comme si ce "souffle" en découlait. Dans les vers de Goethe, le père voit son enfant mourir dans ses bras : il n’a pas été capable de voir la menace sur son fils, il s’est lui-même caché les yeux, indiquant des phénomènes naturels en réponse des peurs et séductions sournoises montrées du doigt. "Tout est normal" : dans une société qui se borne à être moralisatrice sur les mœurs, elle tolère implicitement au fond ce qu’il y a de pire. C’est ici en grande partie représenté par le personnage de prêtre/ instituteur campé par Michel Lonsdale qui est à la limite des attouchements à l’écran. Lors d’une séance de gym, Laurent est ainsi appelé en confession : le sermonnant sur la masturbation, l’homme d’église en profite ensuite pour s’attarder à caresser ses cuisses.

LE SOUFFLE AU COEUR de Louis Malle/ 1971

Ces deux plans extraits du film ont un élément en commun : le cadrage du contrechamps élimine la présence de Dieu dans la toile de Michel-Ange affichée au mur. Il ne reste que l’homme pointant son doigt vers l’inconnu, quelque chose qu’on ne peut identifier là où il y avait pourtant acte de création et une explication de l’univers. L’enfant qui joue ensuite le poème de Goethe avec Laurent reprend cette position, le doigt pointé dans le vide. La réalité même chez Malle n’est rien d’autre que cette pose. Autant la première image sert à dénoncer un mensonge et une imposture, autant la seconde est une très belle représentation de ce qu’il y a de plus évident et essentiel dans ce que capte le regard d’un enfant.

La libération sexuelle de la fin des années 60, l’arrivée de la pilule, font que l’inceste en soi n’est même plus forcément une tare physiologique, ni le tabou social fondateur que les ethnologues tels Levi-Strauss ont tant décrit. Le père de l’enfant dans Le Roi des Aulnes voit mourir son fils dans ses bras de la main d’un prédateur sexuel. Ici la mère va au contraire accomplir une étape de l’initiation de son fils en même temps qu’un acte de l’amour fusionnel qui la lie à son enfant, et Malle se charge de filmer cela avec une grande simplicité, aucune dramaturgie excessive ni voyeurisme. Ce passage très court qui intervient en toute fin sous la forme d’une élégante ellipse est l’un des plus évidents. Surtout le cinéaste s’est attaché à se servir de l’espace de son film pour bien caractériser auparavant tout ce qui peut faire la richesse et l’ambivalence de la relation entre les deux personnages, faites d’une grande familiarité, de sensualité pourtant dépourvue d’obscénité. Le réalisateur a filmé un acte d’amour faisant scandale comme l’orgasme des Amants à son époque : dans les deux cas, le réalisateur allait à l’encontre des idées courantes de son temps.


Un grand éclat de rire
Un grand éclat de rire
Le Souffle au Cœur se termine dans un grand éclat de rire : l’acte intime n’a pas de conséquence psychologique, ni son secret le poids d’une quelconque lourdeur dans la cellule familiale, laquelle d’ailleurs ne semble pas avoir tant que ça d’importance dans sa forme rigide. Autre chose d’ailleurs : on le sait depuis la trompette de Miles Davis dans Ascenseur pour l’échafaud, Malle est passionné par le Jazz, une influence qui remonte justement à son adolescence. Et en effet, c’est une musique qui exprime deux choses essentielles dans un film comme celui-ci : la liberté et la respiration via les sons de la trompette ou du saxophone. C’est cette fois-ci Charlie Parker qui se charge de porter les images, souvent dans un décalage assez jubilatoire. Et quand la caméra quitte ses personnages au dernier plan, le "souffle" n’est que plus de légèreté, un moment d’évanescence. Sans gravité.





Mais Monsieur, il s'agit de la France !


Louis Malle annonce la couleur dès l’ouverture de son film, introduisant son héros et l’un de ses amis en train de récolter un peu cyniquement de l’argent pour les "blessés d’Indochine". Nous sommes en 1954, dans les rues de Dijon : d’emblée dès le générique le point de vue de la caméra et de la narration reste assez extérieure, distanciée. Tant bien même nous auront la possibilité tour à tour de s’identifier à la situation de plusieurs personnages, Louis Malle ne cherche pas à ce que nous éprouvions de la sympathie ou du rejet pour l’un ou l’autre. Il porte une vue d’ensemble sur tout un tissu sociologique de cet univers de province. Quand Chabrol décortique les mêmes univers avec le scalpel d’un entomologiste, ce dernier a souvent une logique démonstrative dans son propos : on va au-delà des apparences (même si derrière il n’y a parfois pas grand-chose non plus). Même quand il évoque l’univers de ses souvenirs, Louis Malle cherche plutôt l’absence de préjugés sur son sujet et les individus qu’il filme, une démarche qui somme toute rejoint celle du documentariste qu’il est également. C’est au spectateur de se faire son opinion et pour celà le cinéaste opère cette reconstitution comme une très simple et fluide série de portraits. Des bars et bordels en passant par une longue séquence de bal du 14 Juillet, Le Souffle au Cœur fonctionne comme une visite guidée de nombreux lieux, institutions et situations qui caractérisent la société française d'alors. Nous avons déjà abordé la scène entre le prêtre et Laurent : par cette hypocrisie, l’église y est caractérisée avant tout par sa médiocrité, voire de façon ridicule quand Malle s’attarde sur les enfants de cœur. L’anticonformisme du héros et du cinéaste ne fait pas particulièrement de cadeau sans se positionner non plus dans une position anti-cléricale. Mais il n’y a pas de sacré qui vaille, juste un élément social.

LE SOUFFLE AU COEUR de Louis Malle/ 1971

Le film est une véritable plongée dans une certaine France de l’époque. Le personnage du père gynécologue joué par Daniel Gélin est en effet l’un de ces bourgeois déboussolés de l’époque (il lit l’Express période Jean-Jacques Servan-Schreiber, alors opposé à la suite de la guerre et cherchant à placer Pierre-Mendés France au pouvoir), mais pour qui un certain nombre de traditions restent importantes. Nous sommes en pleine période de décolonisation, un moment où la France doute d’elle-même, s’interroge sur le plan politique. C’est la IVème république instable, floue, bouillonnante, avant l’arrivée du gaullisme. La réponse de Louis Malle à Mai 68 est de décrire ainsi le monde de 1954, en dépeignant des bourgeois progressistes. C’est en soi une certaine provocation intellectuelle qui le coupe définitivement de la génération de la nouvelle vague, mais encore une fois Malle ne suit pas les idées devenues dominantes. Les scènes de dîner sont ici extrêmement importantes autant dans la caractérisation des individualités que dans cette retranscription de nombre d’aspects des débats d’opinions, passant du convenu à la folie douce impertinence que les enfants (gâtés !) font ici passer. Clara, la mère/épouse, italienne particulièrement vivante, est éloigné de tout ce qu’il reste encore de guindé chez le mari. Leurs relations (ou absences de relations) sont traitées avec une certaine nonchalance qui annonce tout le ton du film. Ici la femme est engagée dans un adultère sans que ça puisse devenir un élément d’un quelconque vaudeville du moins dans ce sens, puisque le trouble qui va s’installer sera celui entre le fils, observateur, et sa mère. Elle-même encore très juvénile, elle est introduite dans le film par la familiarité qu’elle a avec les enfants : jouant avec eux, donnant de l’argent à l’aîné pour aller traîner dans des bars cotés pour tenir son "standing"…




Une démarche provocante ?


La valeur de l'oeuvre d'art ?
La valeur de l'oeuvre d'art ?

L’anti-conformisme fait partie intégrante de l’oeuvre de Louis Malle, ne serait-ce déjà que par le nombre important de scandales générés par la sortie de ses films : il s’agit d’un cinéaste qui a toujours désiré aller au-delà des conventions et des tabous. Une scène dans ce film est particulièrement marquante et peut-être aussi une bonne indication sur sa conception de l’art : les enfants Chevalier remplacent un tableau de grande valeur par un faux, lequel reste exposé à la vue de toute la famille pendant un certain temps sans que rien ne soit remarqué. Et puis l’un des fils se dirige vers l’œuvre prestigieuse, énonce un propos pseudo-marxiste sous un air cynique, avant de déchiqueter la contrefaçon devant des yeux médusés et horrifiés. Louis Malle ne semble pas attacher de l’importance au superflu ou à un quelconque caractère sacré des choses, encore moins dans sa démarche artistique qui place le spectateur au cœur du processus. Sa mise en scène est avant tout descriptive mais sans discours. Et en regardant, en explorant, il s’agit d’aller au-delà des représentations et donc des idées reçues. Au final le spectateur reste toujours celui qui statue sur ce qu’il a vu.

Malle pour autant ne cherche pas le scandale à tout prix. Mais il aime à évoquer ce que l’être humain se cache socialement ou individuellement. On peut considérer Le Souffle au Cœur comme le premier volet d’un diptyque visant à démythifier profondément la culture française, puisqu’en 1974 interviendra cette fois Lacombe Lucien : 5 ans après Le Chagrin et la pitié, c’est un nouveau pavet dans la marre concernant la description d’une occupation ordinaire. L’absence de jugement moral sur le personnage principal provoquera alors un tollé. Le résultat : le cinéaste va devoir changer sa donne. Cela donnera un film atypique, Black Moon, film de genre totalement hors normes, et une carrière américaine lucrative avec même quelques succès publics outre-atantiques. Moins mordante, moins "jazzy" pourrait-on dire, mais déjà plus mélancolique, cette seconde partie de carrière sera consacrée par Au Revoir les Enfants, sorte de film somme où l’émotion tient une part très importante.

Dans tous les cas, en marge de la Nouvelle Vague et d’une quelconque post-modernité, Louis Malle a juste cherché à faire un cinéma neuf et juste, même pas soucieux de savoir s’il rejoignait un mouvement ou un néo-classicisme. Pour lui la liberté est moins dans le formalisme que dans la tonalité, et aussi dans ce sentiment de ne pas avoir à se soumettre à de quelconques dogmes et idéologies. Il fonctionne comme un explorateur, et ses films sont des révélateurs, des impressions. Son cinéma de fiction se nourrit de son cinéma documentaire et inversement, tout en restant porté par un grand sens de la narration, ainsi qu’une capacité à explorer de nombreuses thématiques (l’éclectisme remarquable du cinéaste). Le Souffle au Cœur possède à ce titre une fluidité qui reste encore tout à fait exemplaire.




(*1) Prédal René, Louis Malle, Edillig, 1989, p.152.

  • Les captures de ce texte sont extraites du DVD édité par ARTE Vidéo.
    Le film est présenté en format 1 :66 et son mono. Il contient de nombreux suppléments, en particulier un très intéressant retour sur le film avec l’acteur Benoît Ferreux.



LE SOUFFLE AU COEUR de Louis Malle/ 1971

Filmographie de Louis Malle

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  • NEF, le site officiel de Louis Malle et de sa société de production (qui existe toujours), donne ne nombreuses informations sur son oeuvre.

    1955 Le Monde du silence (co-réal. : Jacques-Yves Cousteau, documentaire)
    1958 Ascenseur pour l’échafaud
    1958 Les Amants
    1960 Zazie dans le métro
    1962 Vie privée
    1963 Le Feu follet
    1965 Viva Maria
    1967 Le Voleur
    1968 Histoires extraordinaires (épisode William Wilson)
    1969 Calcutta (documentaire)
    1971 Le Souffle au cœur
    1972 Humain, trop humain (documentaire)
    1972 Place de la République (documentaire)
    1974 Lacombe Lucien
    1975 Black moon
    1978 Pretty baby (La Petite)
    1980 Atlantic City
    1982 My dinner with André
    1984 Crackers
    1985 Alamo Bay
    1986 God’s country (documentaire)
    1987 And the pursuit of happiness (documentaire)
    1987 Au revoir les enfants
    1990 Milou en mai
    1992 Fatale
    1994 Vanya 42th Street

Mardi 26 Septembre 2006
Guillaume Bryon (Ishmael Chambers)

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