CINETUDES
Vendredi 09 Mai 2008
17:12

Légendes urbaines et contemporaines - 1ère partie

CHAPITRE I : LES ALIMENTS

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es



Les tabous alimentaires se retrouvent dans les principales religions et répondent parfois à des logiques complexes rendant l'exegèse difficile. Dans la société occidentale et laïque, ils demeurent rares et répondent à des soucis d'hygiène (prohibition de la coprophagie), de rejet de la promiscuité non désirée (pour nombres de sécrétions corporelles). Dès lors, il n'est guère étonnant de trouver d'assez nombreuses légendes urbaines traitant de corps étrangers dans la nourriture, le cinéma s'en fait parfois l'échos au travers de deux mythes, celui de la présence de choses dégoûtantes (ici les sécrétions corporelles) et celui du cannibalisme involontaire.



Les sécrétions corporelles

"Qui a pissé dans la soupe ?"

"Tyler travaillait aussi parfois comme extra au luxueux hôtel Pressman. Il était le terroriste de l'industrie alimentaire" - Jack
"Je ne peux pas si tu me regarde" - Tyler (urinant dans la soupe)
"A part ça, il pétait sur les meringues, éternuait sur les endives, quant au velouté de champignons..." - Jack
"Vas-y, dis-leur" - Tyler (amusé)
"Vous m'avez compris ! " - Jack
Fight Club

L'alimentation, son équilibre, sa salubrité sont un souci fondamental de l'espèce humaine ; pour nombre de personnes, le simple contact d'un aliment avec le sol le rend impropre à la consommation. Dès lors, la présence de corps étrangers, qu'il s'agisse de substances corporelles ou de bestioles dégoûtantes, horrifie. Les rumeurs faisant état de corps étrangers dans les aliments concernent dans leur immense majorité des produits très consommés (Coca Cola, la bière Corona, les grandes enseignes de fast-food, les fruits et légumes) ou exotiques (beaucoup de légendes concernent les restaurants Chinois, Turcs, les restaurants à couscous, etc…), la trame est souvent la même et consiste à retrouver dans les aliments des choses dégoutantes.

On peut déterminer deux types de légendes :

  • Dans le premier type, les trouvailles concernent de petits animaux (souris dans le pain), ou des morceaux de gros animaux (tête de poulet dans les nuggets) découverts dans les aliments ; il s'agit là plus d'exagération de cas rares, d'extrapolations de la vérité.

  • Dans un second type de légendes (qui nous intéresse ici), il s'agit de sécrétions corporelles le plus souvent humaines, et ici aucun fait ne vient jamais vérifier ces histoires nées de l'inconscient collectif. Certains éléments sont immuables : un restaurant exotique, des problèmes de santé suivant le repas, des examens médicaux révélant une ingestion de sécrétion corporelle (du sperme le plus souvent).

L'exotisme est souvent présent dans ces histoires et au cinéma, comme s'il s'agissait ici de libérer la culpabilité du plaisir ressentie avec une cuisine étrangère. Un racisme certain n'y est pas non plus étranger.

Dans Ebola Syndrome (Yi boh laai beng - Herman Yau – 1996), le restaurateur qui se masturbe dans sa cuisine est Chinois et travaille en Afrique du Sud. Même si ici l'extranéité n'est pas utilisée dans cette intention par le réalisateur, elle est encore une fois présente. Le réalisateur joue un double jeu sur la mauvaise réputation des Chinois (Herman Yau est Chinois) et le racisme latent des vestiges de l'Apartheid. Les Anglais présents dans le pays le méprisent et il méprise à son tour les blancs ("salope de blanche" à propos d'une cliente du restaurant) et les noirs (viol d'une indigène).

Ebola Syndrome et The Untold Story : deux films de Herman Yau jouant la carte de la légende urbaine
Ebola Syndrome et The Untold Story : deux films de Herman Yau jouant la carte de la légende urbaine

Les statistiques révèlent que les restaurants franchisés appartenant à des chaines ont plus de succès que les restaurateurs indépendants. Les causes sont un souci de ne pas avoir de surprises (bonnes ou mauvaises, c'est le règne du goût standardisé) et, c'est cela qui nous intéresse ici, un souci d'obtenir un maximum d'hygiène. La xénophobie populaire inconsciente désigne souvent certaines nationalités comme étant les plus pourvoyeuses d'établissements insalubres. Ainsi les restaurants chinois sont souvent l'objet de ces légendes de même que les sandwicheries méditerranéennes qui feraient consommer de grandes quantités de sperme à leur clients... Difficile de cerner les raisons de cette attribution de pratiques dégoûtantes, peut-être les restaurateurs, auxquels les Français reprochaient dans un sondage récent leur arrogance, sont-ils taxés de mépris de leur clientèle.

Dans Casino (Martin Scorcese – 1995), les serveurs crachent dans les sandwiches offerts aux policiers corrompus pour témoigner du mépris le plus fort, faire avaler à quelqu'un une de ses sécrétions corporelles tenant – lorsque cela est fait secrètement – d'une volonté de souiller.

De la même manière, dans Fight Club (David Fincher – 1999), Tyler Durden soulage sa vessie dans la soupe d'un restaurant trés huppé pour témoigner de son mépris non des individus mais d'une société riche et capitaliste qui ne se soucie pas de ceux qui les servent. Le mépris ici matérialisé est une manifestation du terrorisme grâce auquel Durden veut imposer le monde dont il rêve (un monde post-apocalyptique, un retour à l'état sauvage), au même titre qu'insérer des plans d'un sexe masculin dans des dessins animés ou ... faire exploser les immeubles de sociétés bancaires.

Légendes urbaines et contemporaines - 1ère partie

Ce qui apparait comme un nihilisme méprisant n'est en fait qu'un élément d'une philosophie visant à se libérer de la considération de ses semblables pour mettre en place par la contrainte un anti-système, une société dont les valeurs vont à l'encontre du modèle qu'il méprise. On est loin de la masturbation d'Ebola Syndrome qui vise à contaminer la nourriture du virus Ebola et dont la symbolique se rapproche plus d'un imaginaire sexuel masculin primaire visant à dominer en souillant.

L'exploitation au cinéma de ces légendes n'est pas très fréquente et relève souvent du simple gag comme pour le sperme mélangé à de la bière dans American Pie (Paul et Chris Weitz – 1999) et diverses sécrétions corporelles consommés dans Hot Shots! (Jim Abrahams – 1991), Serial Lover (James Huth – 1998) ou American Wedding (Jesse Dylan – 2003). Il existe tout de même deux grands types de films s'appuyant sur ces idées : d'une part ceux visant à critiquer les grandes sociétés commerciales (Fast-food Nation), d'autre part ceux qui se font les chantres de l'abjection et appartenant à une catégorie marginale du cinéma (comme par exemple le dégoûtant mais relativement drôle Ebola Syndrome).

Légendes urbaines et contemporaines - 1ère partie
Fast-food Nation dresse le portrait successif de personnages intervenant dans la fabrication et la vente des produits d'une chaîne de fast-food. La viande utilisée révèle après analyses des traces de matière fécale. L'histoire nous mène à la conclusion que non seulement c'est l'énormité des volumes et la gestion des coûts qui est à l'origine de cette contamination de la viande mais que les causes de cette erreur sont aussi celles du malheur de nombres d'êtres soumis à la société de consommation. Ce sont bien là les grandes corporations qui sont visées, et on retrouve la même obsession que dans de célèbres légendes urbaines concernant Coca Cola ou McDonald's.

Le gigantisme et la puissance de ces compagnies les rendent inhumaines et donc nuisibles pour l'homme, elles ne permettent pas de contrôle à échelle humaine, à une échelle rassurante, locale, moins anonyme. Il est d'ailleurs remarquable que les techniques de réalisation et de montage utilisées peuvent être apparentées à une observation micro-sociologique, régionale. Dans Fast-food Nation, on peu ainsi suivre simultanément le périple des ouvriers immigrés clandestins travaillant à l'abattoir, celui du cadre chargé d'enquêter sur les traces de matières fécales, celui des étudiants opposés aux techniques d'élevage de masse utilisées ou des employées d'un fast-food local. Cette méthode de récit chère à Robert Altman (entre autres dans Short Cuts) nous fait visiter les coulisses d'une machine inhumaine et déshumanisante, seule véritable responsable de ces problèmes sanitaires.

Le propos de ce film est principalement la critique sociale, on retrouve le même souci dans les documentaires de Michael Moore dont le résultat pamphlétaire s'appuye sur une observation individuelle et un bon sens politique et philosophique. Il n'est pas surprenant que le mécanisme de la peur et du rejet qu'il se plait à analyser dans Bowling for Columbine (2002) ou Sicko (2007) concernent parfois des légendes modernes (dans Bowling... il revient sur le mythe des abeilles tueuses qui est une légende urbaine. Dans Sicko, il relève les mensonges colportés par les grands médias aux Etats-Unis concernant le système de santé canadien).


Le cannibalisme involontaire

"Une dent dans le chili"

"Cette année Drayton, vous devez révéler le secret de ce si savoureux chili."
"Je n'en ai pas, c'est la viande, ne lésinez pas sur la viande. Je sais reconnaître la viande de premier choix. C'est de famille !"
The Texas Chainsaw Massacre 2

Tabou ultime dans la société occidentale selon Freud, l'anthropophagie fascine l'homme civilisé qui voit dans le cannibale "la double figure de l'absolument autre celui qui est au plus lointain sociologiquement - plus encore que géographiquement" (*1). Les contes sont truffés de références au cannibalisme, ainsi le loup fera manger par ruse au petit chaperon rouge des morceaux de sa grand-mère (*2), de même l'ogre est l'incarnation de l'horreur la plus viscérale, du mal absolu. Chez les Grecs, la prohibition de l'anthropophagie se retrouve dans la mythologie – Tantale désirant éprouver la clairvoyance des dieux, les invite à un repas où son fils sera servi en ragoût, Zeus punira Tantale de la façon que l'on sait (*3).

Toute légende urbaine vise de façon sous-jacente à apporter une morale (au même titre que les contes), le cannibalisme involontaire peut sembler punir une gourmandise trop aveugle, une certaine naïveté sociale. Le plus souvent, les légendes contemporaines de cannibalisme involontaire mettent en scène des individus punis d'avoir accordé leur confiance (à leur baby-sitter qui leur cuisinera leur propre enfant, à l'industrie agro-alimentaire qui laissera trainer un doigt dans une conserve, etc). Au cinéma comme dans ces récits, la morale n'est pas absente même si celle-ci est souvent contestable. Hannibal Lecter fera ainsi déguster de la chair humaine à ses invités dans Hannibal (Ridley Scott – 2001), usant pour cela des qualités qui le font passer dans une société - qui ignore tout de sa vie antérieure - pour un homme raffiné toujours prompt à ravir les êtres cultivés par sa finesse d'esprit et son bon goût. Jouant ainsi avec des êtres qu'il considère comme du bétail (puisqu'il ne se refuse pas à les manger de temps en temps), on peut cependant se demander en connaissant le personnage s'il ne s'agit pas pour lui de faire partager ce qu'il affectionne réellement comme étant un exemple des plaisirs raffinés de la vie.

Le cinéma n'est pas avare en cannibalisme involontaire mais celui-ci est souvent limité à un élément scénaristique justifiant le reste du métrage, les circonstances accidentelles (comme dans Les Bouchers Verts - De Gronne Slagtere de Anders Thomas Jensen – 2004) ou locales (Beignets de tomates vertes - Fried Green Tomatoes at the Whistle Stop Cafe de John Avnet – 1991) justifiant l'évènement. Dans d'autres cas la thématique du film est étroitement reliée à ce cannibalisme provoqué par mépris ou par haine.

Dans le peu ragoûtant (*4) The Untold Story (Baat sin faan dim ji yan yuk cha siu baau – 1993 de Danny Lee et Herman Yau) où le propriétaire illégitime d'un restaurant, Wong Chi Hang, sert à ses clients des beignets de porc confectionnés avec de la viande humaine, on retrouve cette notion de mépris. Si le film apparaît de prime abord comme une fable sur l'abjection, on peut distinguer dans l'attitude et les propos de l'assassin-cuisinier une grande déconsidération de ses congénères. Si il assassine le propriétaire du restaurant c'est pour lui de la faute de ce dernier qui se refuse à payer ses dettes de jeux ; si il massacre sa famille c'est parce que ce même propriétaire est incapable de la protéger. Il gagne aux dominos en trichant mais c'est pour lui dans l'ordre des choses, il n'est pas utile de respecter les règles face à des adversaires qui ne sont pour lui que des idiots.

Wong Chi Hang ou comment rendre sa sauvagerie lucrative
Wong Chi Hang ou comment rendre sa sauvagerie lucrative

S'étant approprié le restaurant de son ancien employeur, il atteint une situation pour lui plus conforme à l'ordre des choses, il estime mériter cette situation par son travail. Il faut le voir mettre ses clients dehors en plein après-midi en les menaçant de mort ou torturer, avilir et violer sa serveuse désirant démissionner avant de la tuer. Le mépris qu'il affiche et manifeste verbalement se poursuit dans ses actes affreux. Servir la viande de ceux qu'il tue n'est pas un moyen de gagner de l'argent ou de se débarrasser d'individus qu'il juge encombrants mais bel et bien de poursuivre l'humiliation, de profaner leur chair de la façon la plus avilissante, les transformant en nourriture, les reléguant au rang d'animaux. La déshumanisation de ceux dont il jette les ossements aux ordures se poursuit dans la personne de ceux qui vont les consommer, l'ego de Wong Chi Hang l'incite à mépriser ses clients et à ressentir une sensation de domination en leur faisant manger de la chair humaine, particulièrement lorsque ses clients sont des policiers incompétents et paresseux qui cherchent à l'arrêter.

Cette sensation de supériorité se poursuit alors même que battu, blessé, incarcéré et humilié à son tour il considère le suicide et la mort comme une victoire sur ceux qui ne pourront pas le faire condamner pour ses actes innommables, refusant cette dernière chance de redonner un peu de dignité à ses victimes par un verdict dont le bénéfice moral et social est indéniable à l'époque contemporaine. Au-delà du personnage, son entourage, par son incapacité à combattre son parcours dans l'atrocité (ce film est aussi une critique de la police, ici présentée avec humour comme des incompétents dont la principale méthode d'interrogatoire consiste à passer à tabac et à torturer (*5)) est rabaissé au point que la situation semble se trouver justifiée par le contexte.

The Last Supper (Stacy Title – 1995), s'il ne constitue pas une référence à cette légende urbaine, insiste sur la même idée de sensation de supériorité sur ses semblables, les cinq étudiants colocataires qui décident de juger si une personne a le droit de vivre après un dîner-test portant sur ses opinions politiques s'érigent eux aussi en juges autoproclamés de la légitimité d'une existence. Ceux qui sont jugés indignes de vivre sont assassinés et enterrés dans le jardin. Sur leurs tombes poussent des plants de tomates utilisées dans la préparation des menus de ces singuliers repas.

Dans The Texas Chainsaw Massacre 2 (Tobe Hooper – 1986), Drayton, patriarche actif de la famille des dégénérés, remporte pour la deuxième année consécutive le concours de meilleur chili, chili confectionné avec des morceaux de viande humaine. La fête se déroule dans une ambiance très "Texas profond" mettant en scène des individus hystériques ou complètement saouls, indignes d'échapper à la prohibition de ce cannibalisme avilissant (un peu comme dans The Untold Story où les policiers sont tous des incapables, mangent tous des beignets de chair humaine sauf un, le seul qui semble se comporter de façon rationnelle).

Drayton : une consécration culinaire publique indissociable de massacres en famille
Drayton : une consécration culinaire publique indissociable de massacres en famille

On se demande comment un établissement comme celui de Drayton puisse être considéré comme respectable en dehors du milieu géographique qui est le sien. Encore une fois, le cannibalisme est justifié par une population qui par ses différences justifie ici non pas la volonté de manger de la chair humaine mais le goût de le faire. Car Drayton et sa bande de dégénérés ne considèrent pas le cannibalisme comme un tabou, il ne s'agit pas d'un moyen d'avilissement ou de vengeance consciente, pour eux cette une viande en vaut une autre. Cependant, la même idée de supériorité sur ses semblables apparait dans l'idée-même de pouvoir en disposer comme on le ferait pour des têtes de bétail. Ils apparaissent comme les prédateurs ultimes de la chaîne alimentaire, au-dessus des hommes eux-mêmes.

Delicatessen (Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet - 1991) s'appuie aussi sur une population fantasque pour mettre en place une drôle d'histoire post-apocalyptique où la raréfaction de la nourriture oblige le propriétaire d'un immmeuble à nourrir ses locataires avec la chair humaine. Les personnages hauts en couleur et la réalisation dynamique de cette fable colorée aident à rendrent crédible cette histoire de cannibalisme.

De la même manière, Soylent Green (Soleil Vert de Richard Fleischer – 1973) justifie le cannibalisme involontaire par une pénurie mondiale de vie végétale et animale. Cette fiction (anticipation ?) décrie un monde écologiquement et politiquement ravagé où l'homme ne doit sa survie qu'au recyclage alimentaire de ses morts. Si le drame humain ici relaté semble expliquer rationnellement le cannibalisme sans le justifier, ce n'est pas sans insister sur la déshumanisation des populations les plus modestes condamnées à manger de la chair humaine alors que les plus riches peuvent manger du boeuf grâce à un trés onéreux marché noir. Il est intéressant de noter que le roman (de Harry Harrison) dont le film est l'adaptation est plus qu'ambigü sur la nature de ce fameux soleil vert consommé. Ici l'enquête menée par le détective Robert Thorn (*6) mène à la découverte d'une abomination encore plus grande que celles qui constituent le quotidien du genre humain (chaleur, écosystème détruit, précarité, mouroirs pour les plus âgés). Encore une fois, l'humiliation ultime, la déshumanisation est incarnée par le cannibalisme involontaire et en l'occurence institutionnel.




Filmographie (les titres français ou internationaux sont entre parenthèses, à défaut le titre est le même en France) :

- Yi boh laai beng (Ebola Syndrome)
- Baat sin faan dim ji yan yuk cha siu baau (The Untold Story)
- The Texas Chainsaw Massacre 2 (Massacre à la Tronçonneuse 2)
- Fast-food Nation
- Fight club
- Hannibal
- Casino
- Bowling for Columbine (Bowling pour Columbine)
- Sicko
- Soylent Green (Soleil Vert)
- The Last Supper (Le Dernier Souper)
- Delicatessen
- American Pie
- American wedding
- Hot Shots !
- Serial Lover
- De Gronne Slagtere (Les Bouchers Verts)
- Fried Green Tomatoes at the Whistle Stop Café (Beignets de Tomates Vertes)





*1 Hélène THOMAS - Université de Paris - Nord
*2 Cet élément est généralement évacué des versions les plus connues (Perrault) mais perdure dans la tradition orale
*3 Tantale sera condamné pour l'éternité à subir le supplice de la faim et de la soif – les fruits s'écartant de sa main s'il tentait de les cueillir et l'eau disparaissant sous terre s'il tentait d'en boire
*4 Le film appartient à la catégorie 3 des films Hongkongais (interdits aux moins de 18 ans), ces films contiennent souvent des scènes choquantes ou violentes quand ce n'est pas les deux.
*5 Cette critique relativement récurrente dans le cinéma asiatique se retrouve exposée d'une façon similaire dans le coréen et très bon Memories of Murder (Salinui chueok de Joon-ho Bong – 2003)
*6 Thorn signifie "épine" en anglais, le détective est l'incarnation humaine des défenses naturelles que sont les épines pour les végétaux ou les animaux. A défaut de défendre la vie des hommes, il défend leur dignité, leur humanité.



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Mercredi 14 Novembre 2007
Stéphane Lapeyre (Plissken)

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