Un regard sur Nicholas Ray à travers un film inédit
A Woman's Secret (1948)
En anticipant "Eve"(1950) de Joseph L. Mankiewicz, Nicholas Ray filme le face à face entre une chanteuse au talent perdu qui produit une jeune femme qui brille sous le succès. Mais la gloire a un prix : la jeune chanteuse ne supporte plus la pression et décide d'abandonner sa carrière. Nous entendons des coups de feu dans sa chambre alors que les deux femmes sont ensemble.
L’amour et la souffrance : Farley Granger et Cathy O’Donnel dans Les Amants de la Nuit
Evoquer le nom de Nicholas Ray, revient à se souvenir du premier plan de Farley Granger et Cathy O’Donnell s’enlaçant dans Les Amants de la Nuit (1947). Ecrire sur un cinéaste aussi secret et complexe, c’est penser quelques notes sur un homme qui toute sa vie s’est battu contre un système, contre lui-même pour y imposer un moment intime, un déchirement, la contemplation d’une fêlure, douloureuse, insupportable. C’est toute une vie à combattre l’impossible, à se révolter, à vouloir méditer sur la jeunesse, à réfléchir sur l’intérêt de lutter contre la soumission à l’ordre établi. C’est tout un modèle de penser, de l’artiste qui se réfugie dans sa douleur pour créer, qui puise au plus profond de lui-même pour assouvir, exorciser et encore souffrir. Car l’œuvre de Nicholas Ray est un moment de souffrance, d’exaltation de la fêlure, d’enivrement de l’envie afin de s’échapper, le désir de fuir pour atteindre autre chose. Ce quelque chose que seul chacun peut définir. Car Nicholas Ray tentait de définir l’indéfinissable. Cet ailleurs qui brûle en chaque homme. Ce moment où la vie nous échappe, où l’homme ne peut plus rien contrôler. Un instant de tendresse fugitive, de destin broyé. Se relever pour recomposer, pour recréer, pour vivre avec fureur quelques moments d’ivresse, le soulèvement pour essayer de vivre, revivre, survivre et ne pas mourir.
La rage d’un plan, une méditation de toute une vie. Ce plan sur des regards au sein desquels se lit toute une vie à souffrir, à se mettre en colère, à vouloir exister intensément eu sein d’une société, à lutter contre l’inexorable. La contemplation de ces moments est tout le cinéma de Nicholas Ray . Car ce fut un homme perpétuellement en colère, profondément blessé, celui qui a traduit par des images et des mots toute une envie de se déchaîner, de plonger au fond de lui-même et d’en sortir cette déchirure qui le hante. Celui qui a contemplé les indomptables amants de la nuit derrière le miroir, en pleine fureur de vivre, au sein de la maison dans l’ombre dans les ruelles du malheur, celui qui a observé un secret de femme pris dans le traquenard de ses mensonges, celui qui ne fut jamais le roi des rois, se réfugiant dans l’obscurité des dents du diable, se consolant d’une amère victoire sur Hollywood qui a fini par le broyer, celui qui fut le violent, non pas né pour être mauvais, mais pour exister, celui qui a été filmé agonisant dans le dernier opus d’une œuvre testamentaire, ce fut un cinéaste, un poète, un homme tout simplement qui a voulu créer une césure dans un système qui opprimait ses désirs d’expressions, de liberté, d’exaltation, de colère, ses envies de dire non et qui fut par une souffrance perpétuelle, qui se leva contre le conformisme et qui se découragea devant l’inamovibilité. Chez Nicholas Ray , seul importe l’instant d’exister au milieu de la révolte qui le fait vivre. Car toute son œuvre baigne dans l’instabilité, dans la fragilité, dans le déséquilibre.
Nicholas Ray n’a pas fait des films, il a créé une œuvre. Un ouvrage qui baigne dans la poésie crépusculaire, dans l’ultime tentative de libérer un artiste qui se contemple rageant. Le déséquilibre chez Nicholas Ray est omniprésent. Tout comme l’incertitude, par ailleurs. Sans doute sont-ils intimement liés. Peut-être sont-ils Nicholas Ray .
La contemplation du déchirement
L’incertitude est La Maison dans l’Ombre (1952), tout comme le déséquilibre, la fragilité. Chez Nicholas Ray , le déséquilibre ne signifie pas l’impossibilité de créer une histoire qui puise sa force dans la stabilité. Justement, toute l’œuvre du cinéaste est fragile, car elle est en proie à l’instabilité, à la souffrance, à la perpétuelle remise en question, au questionnement. C’est une œuvre créée sur l’autel de l’instant présent, presque dans la précipitation, par peur de ne pas pouvoir le dire, le montrer dans les secondes suivantes. Marquée par la crainte, l’œuvre de Nicholas Ray ne peut se résumer. Elle est écrite sur des petits morceaux de papiers, éparpillés par la rage, que le cinéaste tente inexorablement de reconstituer pour mieux comprendre cette fêlure qui le hante, qui le ronge. Il y a un bouillonnement perpétuel qui ne s’assouvit que dans les secondes d’un plan autre, qui dégage une fureur au milieu de la résignation à pouvoir s’exprimer.
La violence, le déchirement, le désarroi et la souffrance : Robert Ryan dans La Maison dans l'Ombre
La confrontation, la colère, l’existant : Maureen O’Hara et Gloria Grahame dans A Woman's Secret
Dans A Woman’s Secret , au milieu d’une multitude de plans normaux, il y a le regard de deux femmes qui s’affrontent : Gloria Grahame , chanteuse qui veut s’enfuir, et Maureen O’Hara , possessive protectrice de celle qui a sa voix. Nicholas Ray , en un plan fulgurant, a réussi à faire naître l’instabilité au milieu de la normalité. La douleur était trop profonde, il ne pouvait la contenir. Toute l’œuvre de Nicholas Ray peut être une métaphore de cet instant fulgurant, un cri de déchirement saisi par la folie. L’incontrôlable peut-être associé à l’œuvre de Nicholas Ray . Le cinéaste de l’émotion à vif, cette exaltation dans le moment présent, cette blessure qui déséquilibre l’ordinaire.
Chez Nicholas Ray , il n’y a pas d’ordinaire, de banalité, de ces habitudes dont le continuel recommencement finit par user, détruire. Lorsque intervient cette normalité, Nicholas Ray sent qu’il y a besoin de créer une césure, par un cri, un mot, des regards, une colère, une image, un plan, une séquence, des scènes, un film, une œuvre, pour réveiller, avertir, dénoncer. Un cri de désespoir au milieu d’un sommeil trop peu agité.
Renaissance et désillusions, la fuite du destin : Robert Ryan et Ward Bond dans La Maison dans l'Ombre
Dans La Maison dans l’Ombre (1952), ce cri est celui du passage de la ville nocturne, violente, castratrice, à la renaissance de l’homme par la nature. L’histoire d’amour entre Ida Lupino et Robert Ryan n’est pas celle de la platitude : lui est un flic violent, elle une aveugle, dont le frère est accusé d’agression sur une jeune fille. Le personnage de Robert Ryan est déchiré par un secret qui le ronge, le détruit à petit feu. Il exalte cette souffrance par la violence qui finit par lasser sa hiérarchie, ses collègues de travail, et finit par l’amener à ne plus être qu’une ombre qui se déchaîne la nuit, qui ne peut contrôler cette révolte car trop hanté par la fêlure dont il se refuse de parler. Il préfère cogner pour se libérer de cette souffrance, mais il est pris dans son propre piège. Une auto-destruction lente mais inévitable. Ce n’est pas tant l’environnement urbain qui alimente la rage de ce flic. C’est plutôt ce qu’il a en lui-même et qui le fragilise, le rend instable. Cette colère contre les malfrats ne vient que de lui-même. La révolte contre une société de violence, de corruption n’est pour lui que le prétexte à excuser sa propre violence. C’est un flic qui s’emporte en des moments précis, de fulgurance, au milieu d’une discussion banale avec d’autres flics. La parole est inexistante chez cet homme. Il a besoin d’agir. Mais son action est par trop évidente, trop violente. C’est un instable qui refuse le compromis, avec les autres, mais surtout lui-même. Alors, il part dans des paysages enneigés, à la poursuite d’un jeune. Chez Nicholas Ray , la jeunesse est partout présente. Elle s’élève, se bat, se révolte. Mais lorsque ce jeune se tue accidentellement, à cause de la poursuite d’un flic et d’un lyncheur, c’est Nicholas Ray qui souffre.
La fêlure et la tentative pour aimer librement : Robert Ryan et Ida Lupino dans La Maison de l'Ombre
Le flic veut aimer, mais n’y parvient pas. La naissance de cet amour avec une jeune aveugle, sœur du fuyard, se fait dans la souffrance et la résignation. Le cinéaste envoie tout en l’air, crée deux films au sein d’un même film. Cela commence comme un film noir urbain, semi-documentaire, puis le cinéaste se révolte contre ce genre nourri par la culture américaine, et préfère s’en aller pour échapper à ce destin qui finira par le broyer. Poète de la nuit, il filme une nature d’apparence rousseauiste, mais elle aussi en proie à ses démons. La ville, tout comme la nature, sont fragilisées par la violence excessive. Au sein même de ce paysage idyllique, il y a l’instable qui est présent, l’incertitude en l’avenir, mais surtout dans le moment présent. Il y a toujours ce déchirement, cette fêlure. Même loin de la ville castratrice. Le destin ne peut être évité et renié. Le flic remporte une première victoire sur lui-même en tombant amoureux, mais ce sera un amour dans la souffrance, dans l’instabilité, dans l’amer.
Le désarroi
Il y a un frémissement qui traverse toute l’œuvre du cinéaste qui donne à chaque instant visionné une intensité profondément douloureuse et bouleversante. Le désarroi, c’est aussi celui du cinéaste devant la normalité du film A Woman’s Secret . L’inspiration s’est dissipée. L’homme n’a plus le courage de se battre face à une histoire désespérément banale qui anticipe Eve (1951) de Joseph L. Mankiewicz . Plutôt que de rattraper un scénario passablement compliqué et déstructuré de Herman Mankiewicz , Nicholas Ray va faire de ce film normal, un miroir brisé. Au final, la structure sous forme de flash-back peut demeurer pour Nicholas Ray la fragilité qui caractérise toute son œuvre. Ce film est un miroir aux milles morceaux éparpillés, tous semblables. D’un intérêt, pour le cinéaste, limité. Pourtant, de la faiblesse narrative, le cinéaste met en avant son propre désarroi, sa propre souffrance, sa propre incapacité à devenir normal. Le cinéaste fait d’un film normal, une grand moment d’imperfection, qui en fait toute sa richesse.
Dans A Woman’s Secret , il y a un perpétuel enfermement des personnages (quasiment aucun extérieur) qui symbolise l’incapacité du cinéaste à se libérer des contraintes d’un désespérant banal. Ce cloisonnement au sein d’intérieurs luxueux (Hollywood), ses conflits traités avec désinvolture, empêche le cinéaste de s’exprimer. L’artiste n’est plus le créateur de sa création. Il laisse le film s’enfoncer dans son quotidien. Pourtant, A Woman’s Secret est un joyau, parce que le cinéaste lui a procuré une richesse infinie qui s’est dissimulée, qui s’est perdue, et que nous ne verrons jamais. Celui de "mettre en l’air" un film, de le laisser se consumer, en y insérant qu’un seul plan rayen (un clin d’œil) : ces regards qui se confrontent entre Gloria Grahame et Maureen O’Hara . C’est le plus beau moment du film. Le plus fort, car c’est un cri de désespoir, en plein désarroi, d’un cinéaste qui pleure de ne pouvoir créer en liberté, enfermé dans ce système d’intérieurs désespérément normaux. La fulgurance de quelques secondes qui nous rappelle que Nicholas Ray réalise le film. Puis le cinéaste part, laissant derrière lui un miroir brisé dont chaque pièce est une partie du flash-back. Chaque petit morceau que le cinéaste aurait voulu peupler de sa personne, laissé à l’état de brouillon, de sommeil, d’envie non assouvie. Le cinéaste cerne les regards, mais ne les hante plus.
L’existence et l’inexistence
L’œuvre de Nicholas Ray existe car elle se fonde sur l’inexistence, l’existence et la révolte. Dans A Woman’s Secret , point de révolte, seulement du dépit et du désarroi. Les Amants de la Nuit , probablement l’un des plus beaux films / poèmes du monde, est finalement celui qui contient toute l’existence de l’œuvre de Nicholas Ray . Le cinéaste a en effet rédigé, pour son premier film, son testament cinématographique qu’il ne cessera de réécrire tout au long de son œuvre. Il a fait en premier lieu, ce que tous les autres cinéastes font à la fin de leur carrière. Sans doute Nicholas Ray avait-il conscience qu’il lui serait déjà trop tard pour exister au cœur du système hollywoodien. Aussi, a t-il tout donné dans son premier poème, toutes ses obsessions, toutes ses envies, tous ses désirs, toutes ses souffrances : la fêlure, l’instabilité, la fragilité, le désarroi, l’envie d’exister, de se révolter, la fureur de vivre, la recherche infructueuse de la paix. Tout Les Amants de la Nuit est Nicholas Ray . Le cinéaste s’est mis à nu, s’est soumis à sa souffrance, a montré sa révolte et s’est résigné à errer dans le désarroi, dans l’instabilité du moment d’après, dans la fragilité de l’instant présent. Un auteur s’est livré, donné, a exalté toute son existence.
La normalité et l’inexistence chez Nicholas Ray : A Woman’s Secret
Ce qui est normal, banal, n’existe pas chez Nicholas Ray . En revanche, l’exaltation, la souffrance, la colère sont l’existence de l’univers rayen. En substance, A Woman’s Secret est un film qui n’existe pas. Car il n’y a pas d’exaltation du conflit. Le traitement de cette histoire qui a tendance à déshumaniser chaque personnage ne propose pas véritablement de conflit, hormis ce regard de confrontation où l’on retrouve toute la rage du cinéaste. Tout est très externe dans ce film. Or, pour qu’un film de Nicholas Ray existe, il a besoin de contenir un conflit. Dans Les Amants de la Nuit , le cinéaste a mis en exposition de très nombreux conflits : celui de Farley Granger et de sa conscience, celui à l’encontre de la société, celui face au destin, celui de la révolte face à la monotonie d’une existence limpide, celui du sentiment amoureux. Dans La Maison dans l’Ombre , Robert Ryan est en conflit avec sa propre violence qu’il tente de réprimer tout en la cultivant, car elle lui permet d’exister.
La révolte des jeunes, l’empressement par la vitesse, la fragilité, l’instabilité, la recherche de la paix, le désir de vivre et d’exister au sein de la société : James Dean et d’autres jeunes dans La Fureur de Vivre
Dans La Fureur de Vivre , il y a la révolte des jeunes contre la société, mais plus encore contre eux-mêmes, afin d’exister aux yeux de leurs parents, de leur environnement et d’eux-mêmes. Car ce n’est pas tant contre la société que se heurte Nicholas Ray (même si cela est omniprésent), c’est avant tout contre soi-même afin d’exister aux yeux de tous et surtout de se personnaliser. La dépersonnalisation est synonyme d’inexistence dans l’œuvre rayenne et A Woman’s Secret en est une preuve flagrante. Dans La Fureur de Vivre , le thème central est la dépersonnalisation de l’individu jeune, par l’incertitude de sa propre existence aux yeux de la société. C’est par l’excès, le danger, le dépassement de ces propres peurs que les jeunes de ce film ont l’espoir d’exister. Ils ont finalement l'espérance que seule l’approche de la mort peut leur servir de prétexte voire de garantie pour vivre. L’inconvénient est que chez Nicholas Ray , l’espoir est inexistant, les désillusions sont constantes. Les personnages se font violence contre eux-mêmes, comme dans un processus d’exorcisation du destin. En perpétuelle remise en cause, recherche de leur soi intime, ses personnages sont fragiles, instables, irritables, révoltés, en proie au doute et à l’incertitude.
James Dean et la représentation des jeunes chez Nicholas Ray dans La Fureur de Vivre
Or dans A Woman’s Secret , rien de tout cela : le film est certes bancal, mais la faute en revient au scénario de Herman Mankiewicz . Nicholas Ray s’est contenté de montrer un travail original, mais qui n’a pas encore commencé. Un "work in progress" embryonnaire, non-identifiable, qui n’existe pas.
Dans l’œuvre de Nicholas Ray , seuls deux films n’existent pas : celui de notre étude et Les Diables de Guadalcanal (1951). Comme si le cinéaste souhaitait une pause dans son testament. Le saut d’une ligne, l’interruption pendant la pensée et l’écriture. Il n’y a pas de soulagement, ni de répit, ni de calme dans ces deux films, uniquement une fatigue, un repli, un saut entre deux passions, deux révoltes. Pourtant, comme nous l’écrivions précédemment, A Woman’s Secret est un joyau de l’œuvre de Nicholas Ray , parce qu’il est la première des deux exceptions. Il est un écrin précieux, parce qu’il est différent, car il est calme, somnolent, endormi. L’œuvre toute entière de Nicholas Ray ne comporte ainsi aucun film. Il n’y a qu’une et unique œuvre, de plus de vingt titres, tournée en moins de vingt ans. Une fulgurance artistique, où généralement les cinéastes hollywoodiens composaient pendant plus de trente ans. Cette œuvre toute entière est un empressement. Nicholas Ray a voulu vite tourner, car il était persuadé de ne plus pouvoir, dans peu de temps. Cet empressement est constant chez lui. Une œuvre faite des sentiments, de la colère, de la rage, du désespoir, de la révolte que traduisent la fragilité, l’instabilité, l’incertitude, l’existence et l’inexistence. Même dans A Woman’s Secret . C’est probablement ce qu’il y a de plus beau chez ce "poète de la nuit qui tombe" : le crépuscule testamentaire d’une œuvre testament de toute une vie.
- Vous pouvez d'ores et déja discuter de la carrière de Nicholas Ray et du texte sur la partie du FORUM qui lui est réservée.
- Bibliographie sélective :
AGEL Henri , Romance Américaine , Editions Le Cerf, 1963
BASTID Jean-Pierre , Un étranger ici-bas : Nicholas Ray en Amérique , Etudes cinématographiques, n°8/9, été 1961
BIGELOW Kathryn , Entretien avec Nicholas Ray , Cinématographe, n°49, juillet 1979
DOUCHET Jean , Entretien avec Nicholas Ray , Cahiers du Cinéma, n°127, janvier 1962
KREIDL John F ., Nicholas Ray , Twayne Publishers, Boston 1977
KROHN Bill , We Can’t Go Home Again , Cahiers du Cinéma, N)288, mai 1978
WAGNER Jean , Nicholas Ray , Rivages, collection Cinéma, Marseille, 1987
- Filmographie :
Les Amants de la Nuit ( They Live by Night ), 1947
A Woman’s Secret ( A Woman’s Secret ), 1948
Les Ruelles du Malheur ( Knock on any Door ), 1949
Born To Be Bad ( Born To Be Bad ), 1950
Le Violent (In A Lonely Place), 1950
Les Diables de Guadalcanal ( Flying Leathernecks ), 1951
La Maison dans l’Ombre ( On Dangerous Ground ), 1951
Les Indomptables ( The Lusty Men ), 1952
Johnny Guitare ( Johnny Guitar ), 1954
A l’Ombre des Potences ( Run For Cover ), 1955
La Fureur de Vivre ( Rebel Without A Cause ), 1955
Ardente Gitane ( Hot Blood ), 1956
Derrière le Miroir ( Bigger Than Life ), 1956
Le Brigand Bien-Aimé ( The True Story of Jesse James ), 1957
Amère Victoire ( Bitter Victory ), 1958
La Forêt Interdite ( Wind Across the Everglades ), 1958
Traquenard ( Party Girl ), 1958
Les Dents du Diable ( The Savage Innocents ), 1961
Le Roi des Rois ( King of Kings ), 1961
Les 55 Jours de Pékin ( 55 Days at Pekin ), 1963
We Can’t Go Home Again ( We Can’t Go Home Again ), 1971-1979
Nick’s Movie (mis en scène avec Wim Wenders), 1979
- Les films de Nicholas Ray disponibles en DVD Zone 2 :
Les Amants de la Nuit , Editions Montparnasse
Edition Collector. Magnifique restauration d’images, suppléments passionnants.
A Woman’s Secret , Editions Montparnasse
Qualité d’image correcte. Présentation du film par Serge Bromberg.
Les Diables de Guadalcanal , Editions Montparnasse
Présentation du film par Serge Bromberg.
La Maison dans l’Ombre , Editions Montparnasse
Présentation du film par Serge Bromberg.
Johnny Guitare , Editions Montparnasse
Belle qualité d’images.
La Fureur de Vivre , Warner
Edition Collector. Excellent travail de restauration.
Les 55 Jours de Pékin , DVDY
Qualité d’image correcte.
Nick’s Movie , Wild Side
Qualité d’image correcte.
Robert ALDRICH
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Dario ARGENTO
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Kathryn BIGELOW
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Leos CARAX
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John CARPENTER
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Joe DANTE
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Fernando DI LEO
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John FRANKENHEIMER
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Lucio FULCI
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Scott HICKS
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Alfred HITCHCOCK
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Nicholas RAY
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Jean RENOIR
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Michael RITCHIE
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Seijun SUZUKI
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King VIDOR
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