CINETUDES
Vendredi 09 Mai 2008
18:17

CINETUDES.com

Un site qui propose une expérience différente...


CINETUDES.com
Pour les nouveaux venus sur le site : Bienvenue !

Nous vous invitons à lire les explications sur son concept et ses divers modes de fonctionnement dans cette présentation.



Une nouveauté ce mois-ci puisque nous avons ajouté la possibilité de réagir en direct à la fin de chaque article. Alors n'hésitez surtout pas à vous en servir que vous soyez d'accord avec ce qui y est dit ou non, le débat avec nos lecteurs est ce que nous recherchons et ce qu'internet est seul à proposer. À vos claviers !


LES NOUVELLES DE CINETUDES


11/03 :

N'oubliez pas que Cinetudes est une équipe dont vous pouvez tout aussi bien faire partie pourvu que vous soyez passionnés comme nous par le cinéma et la perspective de mieux faire comprendre les œuvres, réalisateurs et thèmes qui peuplent ce si beau 7ème art... Une seule adresse pour nous proposer vos textes ou vous faire connaître de nous : cinetudes@hotmail.com

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Pour commencer cette mise à jour, souhaitons la bienvenue à Anaïs Truant (Miss Acacia) qui nous propose pour son premier article sur le site une analyse du phénomène de catharsis au cinéma à travers LE SYNDROME DE STENDHAL (La Sindrome de Stendhal) de Dario Argento (1996). Et quelle oeuvre est plus indiquée pour réfléchir sur ces questions que celle de Dario Argento, grand cinéaste de la douleur, de la violence et de l'inconscient.

Anaïs était déja présente sur Cinetudes par le biais de son interview en tant que présidente de l'association avignonnaise LES NUITS DES CINEFILS ET FILLES.


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Ce mois-ci nous accueillons non pas un mais deux nouveaux rédacteurs sur le site et donc après l'honneur aux dames, nous souhaitons la bienvenue à Sebastien Colombat (RabbitInYourHeadlights) qui s'attaque à un gros morceau avec BATMAN RETURNS (Batman Le Défi) de Tim Burton - 1992.

Sebastien s'intéresse aux thématiques et obsessions de Burton et à son incroyable capacité à totalement intégrer son univers unique et décalé au sein d'un blockbuster pour en faire au final un vrai film d'auteur.



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L'infatigable Elias Fares (Max Schreck) revient à l'assaut de La Planète des Singes et nous propose la troisième partie de son Dossier Thématique sur cette véritable saga.

Cette fois il s'attaque de front à la période de 1974 à 1981 en nous parlant de façon détaillée des deux séries produites autour de cet univers, la série TV Planet of the Apes et la série animée Return to the Planet of the Apes.


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Et pour finir voici le retour des Coups de Cœur des rédacteurs et celui de Guillaume Nicolas (Gehenne).

Avec sa passion caractéristique, il vous parle d'un petit film japonais complètement fou et atypique nommé KAMIKAZE GIRLS (Shimotsuma Monogatari) de Tetsuya Nakashima - 2004. Ce film totalement outré et excessif au possible n'est clairement pas pour tous les publics mais Guillaume en parle si bien que nous vous mettons au défi de resister à son appel !!



CINETUDES NEWS (English Corner News)


For starters, welcome to all English readers on Cinetudes which is slowly opening itself to the language. In the following months we will work on a better way to integrate English information to our currently French-only interface. If you have any suggestions do not hesitate to add them to the related discussion in our chatterbox lounge.

18/02

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Dear Readers,

We apologize for the delay since the last update of our translated articles, but technical problems slowed us down for a while. We are finally back on our feet now and have a special article for you.
It is an article by Lionel Grenier (Garbonzia) on a rarely seen and even more rarely commented and studied short film by Clive Barker, “The Forbidden” . In this essay, Lionel points out how seminal this film is for Barker's visual and thematical universe on screen and demonstrates it by striking comparisons between shots from The Forbidden and Hellraiser. So if you like Clive Barker's unique vision, this study will definitely be of interest to you and please do not hesitate to discuss the subject with us in English here.

Also you can expect another study from Lionel on Lord of Illusions as well as other translations of some of our studies on Dario Argento's films and themes in the near future.


10/06:

This third study in English is brought to you by Jerome Reber (Hughes) and is specially recommended for our friends of the excellent website 24liesasecond as the article translated this month focuses on a Brian De Palma movie: OBSESSION. Jerome points out numerous fascinating points about Obsession being not only a variation on Vertigo but much more and also about De Palma's love and hommage to classical art as well as his passion for manipulating audiences through his "mise en scene".

You are welcome to join us in our discussion on the movie in our chatterbox lounge english section and to express your feelings about the movie as well as the article and confront different or maybe completely opposite opinions in an ecclectic and friendly chat.




EDITO


Jeux Vidéos et Cinéma.

Chez Cinétudes on aime le cinéma. Peu importe la provenance, l'âge, le style. Aujourd'hui, il y a beaucoup à dire ou à écrire sur le cinéma. Art encore jeune, on entend toujours théoriser sur sa mort éventuelle, sur le fait qu'il n'existe plus d'histoires à raconter ou comment les raconter. De telles paroles font plutôt sourire.
On pourrait en revanche discuter sur sa production et les crises encourues dans certains pays – dont la France – de voir disparaître certains projets faute de financement. On se souvient encore du discours de Pascale Ferran lors de la cérémonie des Césars 2007 où elle pointait du doigt la lâcheté de certains organismes plus prompts à valoriser sur un cinéma commercial cadré pour la télévision qu'un cinéma d'auteur plus exigeant. Mais si le septième art progresse avec ses contingences financières, bien plus que d'autres formes d'art, on remarque depuis quelques années une extrême porosité.
Le mois dernier, on parlait de quelques séries, de leur incroyable richesse, portées par des esprits venus du cinéma. Quelques mois auparavant, on mentionnait les Masters of Horror, où comment des cinéastes de genre investissaient le petit écran faute de trouver des financements pour leur propre film. Et il ne s'agissait pas de petits metteurs en scène confidentiels, on parle bien de Joe Dante, John Carpenter, Stuart Gordon... un bien joli tableau de chasse ! Le rapport entre cinéma et séries s'amincit et on ne compte plus les transfuges du cinéma vers la télévision ainsi que les adaptations de séries au cinéma.


Le cinéma est donc un art poreux. Capable d'exister pour lui-même, mais très conscient du monde qui l'entoure. Nombreuses ont été les adaptations de livres, voire même de pièces de théâtre. Aujourd'hui, c'est également par le jeu vidéo qu'il s'exprime. Dans un rapport d'échange intéressant. Si les adaptations ont donné lieu à des films quelconques voire catastrophiques pour beaucoup d'entre eux (on pense aux premiers essais Super Mario Bros, Double Dragon, Street Fighter, mais également les plus récents Doom, Resident Evil (RE)l et ses suites), seul un film semble avoir tiré son épingle du jeu : Silent Hill de Christophe Gans. Mais c'est dans l'autre sens que l'inspiration est significative. Pas uniquement dans le travail de transposition, les adaptations de franchises cinématographiques sont généralement bien fades comparées à certains travaux de créateurs de jeu vidéo. On a pu voir certains réalisateurs être invités à réaliser des cinématiques, comme Ryuhei Kitamura pour Metal Gear Solid (MGS) ou Florent Emilio Siri pour Splinter Cell. Et plus encore, on a pu voir l'émergence d'auteurs. Des personnalités qui ont su marquer leur empreinte, leur identité au sein d'un univers où l'on ne connaît finalement pas grand monde : Hideo Kojima (MGS), Shigeru Miyamoto (Mario), Hiroyuki Kobayashi (RE IV, 7 Killers), Fumeto Ueda ou Kenji Kaido (Ico, Shadow of Colossus).


Sans devoir remonter tout le courant de la création vidéo ludique, on peut néanmoins parvenir à se concentrer sur quelques exemples en particulier. Le témoignage le plus intéressant et important du support envers le cinéma est pratiqué par la franchise Resident Evil. Assez paradoxal le fait qu'une adaptation d'un jeu influencé par le cinéma donne un résultat aussi médiocre. Dans Resident Evil, ce n'est pas l'histoire ou la présence des zombis qui rappellent le cinéma, mais sa narration et sa réalisation. L'utilisation d'angles de caméra fixe impose un rapport à l'espace qui déroge presque aux règles en cours dans l'univers du jeu vidéo. Et ce découpage, multipliant les vues plongeantes pour favoriser les zones d'ombre, fonctionne aussi bien qu'un film d'horreur basé sur la suggestion. Resident Evil n'oublie pas le clin d'œil aux fans du genre avec quelques séquences gores du plus bel effet, témoignant son respect aux films de Romero. L'implication d'une grande multinationale dans la catastrophe participe également aux discours politiques du Big George. L'évolution de la franchise est tout aussi intéressante. Après de (trop) nombreux épisodes reposant les mêmes outils, le quatrième opus change radicalement de style. Finis les plans fixes ou la suggestion, place à une caméra portée, d'une vue trois-quarts à mi-épaule, où la peur ne vient plus de l'inconnu et des endroits sombres, mais de l'oppression d'être assailli. Un peu à l'image de l'émérite remake de Zombie par Zack Snyder.

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Dans un genre similaire – toujours le survival horror – Silent Hill doit énormément au cinéma. Une histoire tordue que l'on pourrait penser sortir tout droit du cerveau de David Lynch. Car si les jeux vidéo ne brillent pas souvent par leur scénario – souvent prétexte – Silent Hill déroge à la règle. Une histoire très riche qui met en place une intrigue bouleversante et donne des sensations incroyables aux joueurs. Rarement on aura atteint un tel degré émotionnel dans un jeu vidéo. Que ce soit la peur comme la tristesse. Que le film soit une réussite n'est que la juste récompense pour un jeu qui n'aurait pas existé sans le cinéma. La boucle est ainsi bouclée.

Le jeu vidéo suit une trajectoire similaire à celle du cinéma. Il est de plus en plus question de gros budgets pour des jeux qui sortent comme des blockbusters. À ce titre, le meilleur représentant reste sans conteste Gears of War. Véritable monstre aux moyens conséquents. Voilà un jeu que pourrait réaliser Michael Bay. Suintant la testostérone, une débauche primaire de gros moyens pour un jeu guerrier qui a laissé son cerveau et sa réflexion de côté pour répondre aux instincts. Si dans l'état, le rapport avec le cinéma est plutôt mince, c'est quand la réalisation utilise l'artifice de la caméra embarquée lors des rushs que la filiation est équivoque et incontestable. Parvenant à centrer les émotions du joueur au cœur de l'action, un peu à l'image du Saving Private Ryan de Spielberg. Autre blockbuster, autre époque : God of War. Le jeu qui tente de relancer le péplum et autres récits mythologiques. Tirant sa substance des récits des dieux grecs, le film met en scène une machine à tuer faite homme qui a vendu son âme à Ares. Entre mythe athénien et faustien. Musique emphatique, grand angle comme pour embrasser la majesté de l'univers décrit. Les cinématiques offrent quelques effets plutôt sympathiques, repris parfois par l'adaptation de 300. A ce propos, les deux œuvres entretiennent de nombreux rapports, hormis l'époque historique auquel elles se rattachent. Même anachronisme et psychologie du personnage similaire.

Ces deux arts possèdent encore une énorme marge de progression, mais doivent tous deux répondre à des exigences mercantiles toujours plus importantes et contraignantes. Les modes sont cycliques et qui sait si un jour on ne reviendra pas à une politique plus humble. Dans l'immédiat, le temps a fait se rapprocher deux medias qui n'entretenaient que peu de rapport lors de la création du jeu vidéo. À l'époque de Pong, simulation basique du tennis et précurseur du Ballbreaker, il était difficile d'imaginer que l'on verrait s'établir une certaine osmose. Aujourd'hui, on ne peut plus compter les différents hommages ou emprunts. Comme on ne peut plus définir le commencement de ce dialogue semble-t-il sans fin. À l'heure des Metal Gear qui, en créant le jeu d'infiltration a redoré l'image de l'agent secret post-Bond, dans une vision empruntant à Mission : Impossible. Ou le ludique Splinter Cell en rapport avec Alias (autre série à avoir investi le thème de l'espionnage en le réactualisant). Et finalement, en regardant tous ces exemples, toutes ses ramifications, ses mariages ou ses affluents, de penser que ce n'est pas seulement le cinéma qui est poreux, mais tous les arts de notre époque. À l'image d'internet qui a placé la communication entre toutes les mains en abolissant les frontières.




LES AMIS DE CINETUDES


LA NUIT RETOUR VERS LE FUTUR une grande réussite !

Jeudi 7 février a eu lieu la dixième soirée des Nuits des CinéFils et Filles, association étudiante de l'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse (UAPV) créée par Emmanuel Ethis et présidée par Anaïs Truant.

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LA NUIT RETOUR VERS LE FUTUR s'est déroulée à guichet fermé avec 400 participants ! Un record pour l'association créée en 2001. « Après LA NUIT AU BAL DU DIABLE et LA NUIT SOUS LES PROJECTEURS, nous a déclaré Anaïs Truant, c'est notre troisième évènement successif a faire salle comble. Nous sommes d'autant plus fiers que certaines personnes sont venues d'assez loin spécialement pour la soirée. Il faut dire que le film est très fédérateur, surtout pour les 20/30 ans et qu'il n'avait pas été diffusé dans une salle en France depuis très longtemps. » En effet, au cinéma Pathé CapSud, le public a applaudi le film Retour vers le Futur dès le générique de début ainsi qu'à la fin.
Puis, direction le Restaurant Universitaire – Site Sainte Marthe où un bal de promo rock des 50's était organisé avec l'aide du C.R.O.U.S.S. Comme à l'accoutumée, un car Lieutaud assurait le transport pour ceux qui n'avaient pas de voitures. Le public – qui a joué le jeu en s'habillant fifties ou en personnages de la trilogie – a eu la surprise de découvrir la vrai Delorean garée devant l'entrée ! « Je crois que nous étions aussi heureux que les participants devant la voiture. Nous devons ce merveilleux cadeau à Noël Grosjean, un fan du film d'Antibes. » La salle, quant à elle, était complètement redécorée avec de vieilles publicités américaines, des banderoles de l'UAPV et une création lumière d'Alexandre Manzanarès et Ludovic Desclin avec l'aide technique du Festival d'Avignon. Un vieux flipper se trouvait à côté de la fameuse horloge de l'hôtel de ville devant laquelle on pouvait se faire prendre en photo à l'image de Retour vers le Futur III. Côté buffet, les participants se sont régalés des hot-dogs et milk-shakes faits maison et pouvaient boire des vins de la cave de Sainte Cécile les Vignes ou une étrange boisson verte fumante estampillée Plutonium. Ensuite, le DJ MrZan a conquis une foule enthousiaste avec une programmation rock'n'roll qui vers minuit s'est tournée vers les années quatre-vingt. Entre-temps a lieu l'élection du nouveau roi et de la nouvelle reine de promo. Tous deux ont tiré au sort la gagnante du voyage d'une semaine à Valfréjus offert par location-valfrejus.fr et le gagnant du coffret de la saga Retour vers le Futur.
« Nous souhaitons organiser chaque année à la Fac un évènement de ce type. Le bal de promo n'est pas dans notre culture mais il semble qu'après LA NUIT AU BAL DU DIABLE et LA NUIT RETOUR VERS LE FUTUR, il existe une réelle demande. Et pas seulement de la part des étudiants ! » Rendez-vous donc en début d'année 2009…

Propos d'Anaïs Truant recueillis par Stefan Rousseau.


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REFERENCE

Nous tenons également à signaler que les superbes affiches que vous pouvez admirer dans la colonne de gauche sont tirées des 2 excellents livres en Anglais : "Film Posters Science Fiction" et "Film Posters Horror", tous deux compilés et écrits par Tony Nourmand et Graham Marsh publiés chez EVERGREEN.

Ces deux ouvrages totalement indispensables à tous les amateurs sont disponibles pour un prix ridiculement bas dans votre Virgin Megastore, ne les laissez pas passer !!

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La Ciné-rédac