CINETUDES
Samedi 13 Mars 2010
17:34
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CINETUDES.com

Un site qui propose une expérience différente...


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Pour les nouveaux venus sur le site : Bienvenue !

Nous vous invitons à lire les explications sur son concept et ses divers modes de fonctionnement dans cette présentation.


LES NOUVELLES DE CINETUDES


18 juin 2008 :

Cinetudes a eu 4 ans le 6 juin et pour fêter cela nous vous offrons donc une mise à jour pleine comme un œuf. Très prochainement nous vous proposerons de participer à un questionnaire de façon a ce que nous puissions nous adapter à vos attentes avant la peau neuve plus poussée que nous prendrons l'année prochaine pour les 5 ans du site.

N'oubliez pas que Cinetudes est une équipe dont vous pouvez tout aussi bien faire partie pourvu que vous soyez passionnés comme nous par le cinéma et la perspective de mieux faire comprendre les œuvres, réalisateurs et thèmes qui peuplent ce si beau 7ème art... Une seule adresse pour nous proposer vos textes ou vous faire connaître de nous : cinetudes@hotmail.com

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Pour commencer cette mise à jour, Lionel Grenier (Garbonzia) nous a concocté un superbe portrait du trop souvent sous-estimé Lucio Fulci qui méritait bien cette attention.

Lionel nous propose donc une ballade rétrospective dans l'univers hétéroclite mais totalement fascinant du réalisateur italien. Pour plus d'écrits et de renseignements sur le sieur Fulci nous vous renvoyons directement à l'article présenté ci-dessous.



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L'infatigable et multitalentueux Lionel Grenier est également le sujet de notre Coup de Pouce avec une interview du bonhomme en sa qualité de créateur du premier site en Français entièrement consacré a Lucio Fulci.
Lionel nous y livre le contenu du site LUCIOFULCI.FR ainsi que ses intentions et nous lui souhaitons donc tout le succès et la reconnaissance que son travail sur ce projet mérite amplement. Nous précisons également que le texte d'introduction au cinéaste présenté ci-dessus est également mis en ligne sur son site ici



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Mais que ferait-on sans Lionel puisqu'il revient à la charge pour ce troisième article !! Il y continue son exploration de la SAGA ROCKY en s'attaquant cette fois-ci à ce qu'il appelle lui-même "un film putassier", j'ai nommé ROCKY 4.

Ainsi loin de choisir la facilité, notre pourfendeur d'idées reçues étudie un autre épisode mal aimé (après son article sur ROCKY 5 sans faire aucunement l'apologie du reaganisme bêlant du film indique les points et rapprochements qui en font une œuvre intéressante à analyser.


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Guilaume Bryon (Ishmael Chambers) entame quant à lui l'exploration de l'univers de l'un de ses cinéastes fétiches, Peter Weir, avec une étude du très étrange premier film d'un cinéaste qui y montre pourtant déja un talent certain, The Cars that ate Paris (Les voitures qui ont mangé Paris).

C'est une excellente occasion pour se pencher sur ce réalisateur singulier, à l'univers si aisément reconnaissable et qui témoigne de tout l'intérêt qu'il faut porter au cinéma australien malgré son peu de production au final.


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Guillaume Nicolas (Gehenne) nous offre quant à lui un Coup de Cœur sur Domino un film qui divise généralement beaucoup entre les allergiques au style frénétique de Tony Scott et ceux qui sont emportés par ses expérimentations visuelles et sonores, telles que celles déjà tentées avec Man on Fire qui provoquait généralement la même division chez ses spectateurs.

A vous donc de choisir votre camp mais soyez prévenus que Guillaume possède un pouvoir de persuasion intense qui pourrait faire aimer les films de Michael Bay à des amateurs de Bresson par le simple pouvoir de sa prose !!


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Notre chére Anais Truant (Miss Acacia) continue sa collaboration ce mois-ci avec l'étude d'un chef d'œuvre de l'immense Federico Fellini avec son œuvre peut être la plus personnelle, Amarcord. Elle se penche à la fois sur l'aspect esthétique, culturel mais aussi également politique et référentiel a l'histoire du cinéma comme de l'art en général de façon à combler tous types de lecteurs et spectateurs.

Plongez ou replongez vous donc en compagnie d'Anais au sein de ce film unique et fascinant qui vous emmènera à coup sur dans des contrées cinématographiques rares et précieuses.




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Ensuite Oliver Rossignot ( Infernalia ) nous offre un véritable cri du cœur dans son Coup de Coeur sur La Terza Madre de Dario Argento. Cette œuvre malchanceuse qui s'est pris une véritable volée de bois vert critique à Gérardmer n'aura chez nous honteusement même pas connu les honneurs d'une distribution en salle alors que bien des films sans aucune valeur artistique se voient sortis en fanfare. Cinetudes se devait donc de réagir et le texte d'Olivier nous l'espérons donnera le goût à beaucoup d'entre vous de donner sa chance à ce film en DVD ou Blu-ray (sortie zone 2 en septembre) en montrant combien l'œuvre déborde littéralement de sens et de symboles. Ce Mother of Tears offre en effet de nombreux moments de pur cinéma comme Argento a toujours su nous en concocter. Enfin nous remercions beaucoup Colette Siri qui à traduit le texte d'Oliver en Italien ce qui permet à Cinetudes de s'européaniser encore plus.



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Enfin, pour terminer cette mise à jour du site, votre serviteur, Stefan Rousseau (Stefan), revient à l'écriture après de longs mois d'absence avec l'introduction d'un dossier qui sera forcément fleuve de par son l'importance de son sujet même: Manipulation et Propagande au cinéma.

Dans cette introduction, je présente le sujet et quelle sera ma façon de l'aborder dans un premier temps, puis les principaux films sur lesquels je m'appuierai pour développer mon étude ainsi que l'idée de commencer par les œuvres dont les héros sont victimes de manipulations et contrôles grâce à de la propagande.





ENGLISH CORNER


For starters, welcome to all English readers on Cinetudes which is slowly opening itself to the language. In the following months we will work on a better way to integrate English information to our currently French-only interface. If you have any suggestions do not hesitate to add them to the related discussion in our chatterbox lounge.

18/02

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Dear Readers,

We apologize for the delay since the last update of our translated articles, but technical problems slowed us down for a while. We are finally back on our feet now and have a special article for you.
It is an article by Lionel Grenier (Garbonzia) on a rarely seen and even more rarely commented and studied short film by Clive Barker, “The Forbidden” . In this essay, Lionel points out how seminal this film is for Barker’s visual and thematical universe on screen and demonstrates it by striking comparisons between shots from The Forbidden and Hellraiser. So if you like Clive Barker’s unique vision, this study will definitely be of interest to you and please do not hesitate to discuss the subject with us in English here.

Also you can expect another study from Lionel on Lord of Illusions as well as other translations of some of our studies on Dario Argento’s films and themes in the near future.


10/06:

This third study in English is brought to you by Jerome Reber (Hughes) and is specially recommended for our friends of the excellent website 24liesasecond as the article translated this month focuses on a Brian De Palma movie: OBSESSION. Jerome points out numerous fascinating points about Obsession being not only a variation on Vertigo but much more and also about De Palma's love and hommage to classical art as well as his passion for manipulating audiences through his "mise en scene".

You are welcome to join us in our discussion on the movie in our chatterbox lounge english section and to express your feelings about the movie as well as the article and confront different or maybe completely opposite opinions in an ecclectic and friendly chat.




EDITO


Quand Hollywood peine à créer de nouveaux héros, il ressort quelques vieilles gloires de son catalogue (Indiana Jones), puise dans la littérature (Jason Bourne, Harry Potter, récemment) ou exploite son vivier le plus important, conséquent et inépuisable : les comics. Sont dans les salles ou très prochainement : Iron Man de Jon Favreau, Dark Knight de Christopher Nolan, Hulk de Louis Leterier, Spirit de Frank Miller, Hellboy II de Guillermo Del Toro. Belle brochette entre nouveautés à l'écran et grands retours.

Les super héros au cinéma, c'est une longue histoire d'amour, des moments magiques et des drames, une période de disette, de timidité et à nouveau la passion, le consumérisme, l'eldorado. Un peu à l'image de l'industrie des comics depuis les quinze dernières années. Ces adaptations ont été un vrai petit miracle pour les blockbusters (des histoires quasi pré-écrites), et surtout, pour renouveler les héros au cinéma. En panne d'icônes, Hollywood ? Si tout a commencé avec DC (Superman et Batman), c'est Marvel qui a créé cette nouvelle impulsion, cette vague, cette mode, avec X-men et Spider-man. Depuis : Fantastic Four, Hulk, Daredevil, Elektra, Ghost Rider, Punisher. Et à présent on peut ajouter Iron Man sur la liste. Et ce dernier de se démarquer, par son unique financement issu des tous nouveaux studios Marvel.

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Cette soudaine passion n'est pas une surprise après les excellentes réussites critiques et financières de Spider-man et X-men. Cependant, la suite émet un éclairage intéressant sur la façon d'aborder la crue. Parmi les gagnants, on nomme donc X-men, Spider-man et le pourtant controversé Hulk. Trois réussites essentielles parce qu'elles ont su aborder l'adaptation avec sérieux, respect et ambition. Chacun n'est pas exempt de défauts, mais dans l'ensemble, ces trois critères sont bien présents. Pour le reste de la liste, il faut compter sur la vulgarisation, le jeunisme et l'incompréhension notoire. Cette partie d'Hollywood a, semble t-il, mésestimé le matériau d'origine. Les comics ne sont pas ces BD pour adolescents, vieux attardés ou atteints du syndrome de Peter Pan, mais une littérature comme une autre, qui a su combiner la nostalgie, le symbolisme, l'efficacité immédiate et plusieurs niveaux de lecture concernant des faits sociétaux. Et surtout, la nature même du super héros est un puits de réflexion presque sans fin.

Si le principe d'adaptation résonne comme un manque d'inspiration, ou une frilosité des studios à consacrer de l'argent à quelque chose de nouveau, on peut néanmoins y voir aussi une volonté de convoquer le caractère sacré de certains de ces personnages, où leur condition offre un terrain moraliste fertile. Et retrouver le vecteur de cette vénération pour un symbole fort. L'exemple parfait étant Spider-man et son leitmotiv : « A grand pouvoir, grandes responsabilités ». Pendant longtemps, les super héros ont été perçus comme une entité permettant de valoriser l'Amérique (Captain America) alors en proie à une période de doutes, ou de promouvoir « les bonnes valeurs ». Aujourd'hui, le contexte est trop complexe pour user de tels artifices et chaque héro possède cette nature un peu duelle, qui impose un regard plus nuancé. Iron Man est un bon exemple, où comment l'actualité modifie quelques données du personnage sans pourtant le changer fondamentalement. Ainsi, de la guerre du Vietnam matricielle dans le comic, on passe à celle de l'Afghanistan dans le film. L'Histoire est une boucle ?


Enfin, difficile de passer sous silence l'incroyable bond dans le domaine des effets spéciaux. Il est désormais possible de donner vie à Spider-man, Hulk, Iron Man sans sombrer dans le ridicule. Les meilleures adaptations résident dans l'équilibre entre le héro et le personnage public, comment cette balance est gérée par le réalisateur. L'imaginaire se nourrit mieux d'un contexte réaliste pour oser croire au fantastique. Et ce spectacle repose dans l'esbroufe super-héroïque qui consiste à épater la galerie. Moments de bravoure impératifs pour mieux cerner les nouvelles habilités du personnage. Cette percée dans l'aspect technique du film permet de concentrer les thèmes sur la découverte des pouvoirs et leurs implications. Dans ce cas, l'avatar se substitue à l'humain (en portant un costume et/ou un masque), la doublure numérique se substitue à l'acteur. La notion de pouvoir entre dans la conception du film et de faire de cet étalage technologique une fonction de l'histoire.

Si certaines modes fatiguent (les remakes ?), si l'on regrette la décroissance des scénarii originaux, l'investissement dans le domaine des comics peut apporter tellement de retours positifs, que l'on se réjouit d'avance. Encore faut-il aborder le genre avec tout le sérieux qu'il mérite. Il semblerait qu'aujourd'hui, le comic gagne de plus en plus ses galons d'honneur. On n'est plus dans l'appréciation répulsive d'une littérature de gare et l'on reconnaît le travail de certaines plumes comme des auteurs. On ne présente plus Frank Miller, Alan Moore, Kevin Smith ou Jeff Loeb (qui s'est d'autant plus fait connaître grâce à la série Heroes) et l'on considère le comic comme il le mérite. Après cet in-extremis constat positif, il ne reste plus qu'à espérer que les pontes hollywoodiennes comprennent à leur tour les réelles qualités du monde des comics et se donnent suffisamment de moyen pour aborder le travail d'adaptation avec tout le sérieux et l'application qu'il convient.

Guillaume Nicolas (illustration d'Elias Farès