DAWN OF THE DEAD / ZOMBIE de George Romero - 2e / 1978
2ème partie : Interprétations et conjectures
Pour clore cette étude de Dawn of the Dead, je me propose ici de mettre en avant des thématiques et des interprétations qui, loin de prétendre à l’exhaustivité, visent avant tout à donner une idée de la richesse de ce film dont le dynamisme du montage européen masque parfois la complexité. Les propos qui suivent concernent, dans leur quasi-totalité, tous les montages qui renferment, de façon plus ou moins prononcée les mêmes indices.
Fin du monde et punition divine
" Till Armageddon, no Shalam, no Shalom. Then the father hen will call his chickens home. The wise men will bow down before the throne. And at his feet they'll cast their golden crown. When the man comes around." (*1) ( Johnny Cash )
Même si Zombie vient après Night of the living dead il ne s’agit pas là que d’un exercice de style autour du thème de l’invasion de zombies. En effet, le traitement est en la matière inédit tant nous sommes forcés de prendre du recul et de considérer le phénomène zombie de façon globale, on est ici beaucoup plus proche du film catastrophe que de l’épiphénomène évoqué dans Night of the living dead.
L’utilisation de l’hélicoptère est déjà un prétexte pour survoler, donner un état global de la situation (vues de haut, les choses apparaissent dramatiquement claires) mais tout de même surligner certaines réactions face au phénomène zombie ; les battues sont ainsi évoquées de manière "clipesque"- on y voit des militaires et des civils collaborer pour un "nettoyage" rural de zombies dans une ambiance aux relents de bière et de café - et le côté inutile, naïf et jovial de ces actions est accentué par le profil des personnages concernés (des "white-trash" (*2) et des militaires qui seraient sûrement plus utiles dans les grandes villes) et la musique qui les accompagne. Cependant, le jugement sous-tendu par ces images en musique n’est pas cruel car l’être humain est présenté sous un jour naïf et volontaire, collectif et rigolard, l’homme n’est rien face à la fatalité mais se bat avec la même naïveté de n’importe quel animal. Dans cette séquence, le regard porté sur l’homme sous un aspect faussement documentaire n’en est pas moins un jugement, empreint d’indulgence certes, mais aussi l’illustration d’une fin annoncée.
Ambiance décontractée et paillarde dans les battues organisées à la campagne.
Ce type de séquences contribue à renforcer l’aspect film-catastrophe, en présentant des scènes sans rapport avec le déroulement du récit principal afin d’étendre la portée de l’évènement "zombiesque" dans l’esprit du spectateur. De la même manière, la panique décrite au sein du studio de télévision dans une séquence d’introduction assez longue permet de montrer la panique et le manque de sang froid qui y règnent.
Il est remarquable de montrer que s’il est question de la télévision en ce début de film, aucun plan ne montre de spectateur de la chaîne, la non utilisation de cette technique d’identification maintenant totalement dévoyée pouvant autant s’expliquer par une volonté de laisser planer le doute sur l’état de la population au moment des faits que par un parti pris artistique. Nous sommes ici en plein cœur de la situation (le studio de télé, la battue de campagne) mais sans implication émotionnelle (Fran n’est pas encore connue de nous dans la première séquence et aucun personnage familier n’est présent dans la seconde), le spectateur est le témoin objectif de la situation et l’absence d’effets tape à l’œil ne peut que le pousser à la prudence voire au pessimisme dans son appréciation de la situation.
Nombreuses sont les personnes à avoir gardé un souvenir d’images apocalyptiques de ce film, malgré un budget que l’on a coutume de qualifier actuellement de "ridicule" dans la presse (un peu plus de 1,5 millions de dollars américains). Romero parvient à dresser un portrait cataclysmique de l’invasion de zombies grâce à quelques déplacements géographiques (via l’hélicoptère) et à quelques clips mettant les morts-vivants en scène (procédé tellement utilisé depuis dans le cinéma de genre qu’il a perdu presque tout intérêt).
L’hélicoptère donne une crédibilité scénaristique et permet une appréhension graphique globale des évènements.
Mais la musique de Goblin , véritable bande sonore de fin du monde est sans doutes l’élément essentiel de cette ambiance, ambiance quelque peu différente dans le montage américain où la bande son se veut plus expérimentale. Il peut paraître déplacé de prétendre que Zombie traite de punition divine mais ce film a endossé nombre de thèmes et de théories (comme l’ensemble des films de la tétralogie) avec aisance, la finesse d’esprit de George Romero se ressent dans ses films tant les thèmes non évidents et sous-jacents de ses films sont multiples.
Concernant Dawn of the Dead , certains ont été mis en exergue de manière fréquente dans les écrits qui en traitent comme une critique de la société de consommation (particulièrement en Europe où le montage Argento a, par ses coupes, fait disparaître beaucoup de l’humour et de l’ironie du film originel, nous laissant nous concentrer sur des thèmes annexes plus évidents mais plus vite épuisés). Le thème le plus présent est très sûrement celui de la critique de la nature humaine, de la faiblesse des humains face à une situation qui les dépasse (le plus grand prédateur, qui s’est créé son propre monde est la proie de ses morts). La critique de la société de consommation qui semble la plus importante n’est en soi qu’un élément de plus à charge du procès non pas d’une société mais d’une race entière. C’est ici que l’on pense à Dieu, qui mieux que le spectateur semble en mesure de juger la race humaine ?
Les représentants de la spiritualité sont impuissants et inutiles face aux évènements.
Les réflexes consuméristes (récupérer l’argent qui sera à coup sûr obsolète dans ce nouveau monde même si "on ne sait jamais") ne sont qu’une illustration de cette bêtise de la race, la peur mal gérée (qu’elle soit enfouie pour certains comme Roger) ou absente (les pillards font preuve d’une inconscience qui dépasse la témérité), l’absence de collaboration, l’égoïsme de survie (la fameuse scène – absente dans le montage européen - où tous fument dans l’hélicoptère après avoir prétendu ne pas avoir de cigarettes face à la demande d’un personnage extérieur au groupe), le racisme (les meurtres et propos racistes du soldat au début de l’intervention de la police), le clanisme.
Pour toutes ces fautes, le genre humain sera puni, il s’agit d’une punition aux causes inconnues (le vaudou est la seule explication avancée dans le film) et très sûrement divine (difficile de ne pas voir une allégorie : la punition de l’homme pour tous ses vices dont il ne sait – il le prouve ici – se débarrasser). Qui dit punition divine dit punition aveugle et radicale, avec peu d’espoirs de survie. On peut se demander dans quelle mesure les personnages vont pouvoir vivre dans ce monde hostile. Ou survivre tout court car techniquement il est difficile de s’isoler des zombies : au-delà de leur nombre prodigieux ils ne pensent pas (un adversaire imprévisible est toujours redoutable), ne dorment jamais, ne craignent rien de part leur statut de mort permanent et surtout ils sont "nous" et tous ceux qui deviennent "eux" vont devenir de nouveaux généraux imprégnés de réflexes et de secrets (Stephen guidera ses nouveaux "amis" au travers du panneau destiné à masquer l’entrée du repaire).
L’humanité
" What the hell are they ?" (Fran)
" They're us that's all ! " (Peter) (*3)
Si le terme "humain" est ici souvent employé, c’est parce que dans ce film, le vivant est opposé au mort de manière constante que ce soit individuellement (enjeu du "one in one" avec ou sans arme à feu) ou collectivement (pression des zombies en tant que phénomène de groupe et enjeux stratégiques en découlant) ; de la même manière les vivants sont opposés aux morts dans leurs rituels (manger de la chair humaine pour les uns et ne pas être mangés tout en subvenant à leurs besoins pour les autres) et la question de la race qui survivra, si elle est envisagée presque constamment de par l’omniprésence des zombies, est aussi évoquée dans tout ce qu’elle présente d’aberrant (les zombies ont besoin de viande humaine pour survivre donc supprimons tous les humains pour les affamer ou alors supprimons des humains pour les nourrir et ainsi les "domestiquer").
Provoqués ou entartés, les revenants voient leur dignité mise à l’épreuve.
La considération de la personne humaine, l’humanité est un thème important du film et ce dans les deux acceptions du terme :
- Au sens d’ensemble des hommes, il s’agit d’une catastrophe à l’échelle planétaire, d’une punition d’essence divine infligée à la race humaine toute entière. En ce sens on peut dire que Zombie traite de Dieu (et de la religion chrétienne spécialiste de la résurrection des morts et de l’importance du vaisseau corporel) dans toute sa puissance (il est le grand gestionnaire du monde ici-bas et au-delà puisqu’il "gère" l’enfer : "Quand il n’y a "plus de place""). Dieu reprend une place de choix dans l’histoire humaine, dans cet évènement qui est le plus important sans doutes depuis la naissance de l’homme, Dieu évince Jésus-Christ et son sacrifice en incarnant la punition, on passe de l’icône du frère généreux à celle du père en colère. Les humains ne sont, du point de vue divin (ou du spectateur), que des gamins irresponsables et égoïstes, j’en veux pour preuve les images des battues (bières à la main, tueries prenant l’apparence d’un jeu) ou l’arrivée des pillards.
- Au sens de l’appartenance à la race humaine c'est-à-dire de ce qui fait de nous ce que nous sommes, au-delà de notre chair. Cette thématique, peut-être initiée par le Frankenstein de Shelley pour le genre fantastique, abordée dans de nombreux films de Science Fiction ( AI , Animatrix , Solaris ), est bien présente ici et illustrée au travers des dialogues (" Ils sont nous et nous sommes eux " ; " …devenir une de ces créatures ") et surtout visuellement : la sauvagerie des pillards est montrée sous un jour très cru, comme pour mettre au premier plan leur inhumanité face aux "zombies-victimes", ils sont frappés, torturés, humiliés (les tartes), dépouillés et l’on est presque choqué par la cruauté de ces images qui s’enchaînent gratuitement.
L’ambiguité dans l’identité, que ce soit celle des victimes ou des agresseurs, est patente dans l’enchaînement du massacre des zombies dans le supermarché et de leur vengeance. Les longues scènes de cannibalisme (plus longues dans le montage américain) réduisent à néant le paradoxal travail d’humanisation des revenants. En effet, les pillards par leurs humiliants forfaits – ils frappent les zombies à l’arme blanche alors qu’une armurerie est à leur disposition - font des zombies les victimes d’une cruauté gratuite. Lors de la revanche sanglante des morts qui va suivre, les zombies reprennent d’autant plus leur rôle de tortionnaires si l’on garde à l’esprit qu’ils semblent ne pas avoir besoin de manger pour survivre, nonobstant les fumeuses théories émanant du reliquat moribond des médias le besoin de manger de la chair humaine apparaît plus comme un vice rémanant que comme un instinct utile. Romero a là encore l’intelligence d’éluder la question non sans y faire allusion ; justifier le besoin de chair fraîche eut été aussi ridicule que d’avancer une explication cartésienne à l’apparition des zombies et à la résurrection des corps.
Un exemple de la cruauté ambiante qui n’épargne pas Peter lui-même.
Ces évènements font ressortir la sauvagerie en chacun de nous. Peter lui-même, pourtant le plus enclin du groupe avec Fran à reconnaître le misérable sort des créatures qui les menacent, le plus pétri de bonne volonté, cède à la cruauté en tirant sur un pillard fuyant non pas dans la tête mais dans l’épaule pour le livrer aux morts vivants, à moins que ce ne soit qu’une manifestation de sa pitié pour ces derniers, l’hypothèse est tirée par les cheveux mais mérite d’être soulevée.
Une femme de ménage est demandée dans la galerie marchande…
Il a été dit un peu tout à la sortie de Zombie sur les dérapages gore de Tom Savini , tant est ancrée dans l’inconscient collectif (que l’on peut définir comme le partage entre un groupe de personnes de l’intelligence du moins pourvu de ce même groupe) l’idée que certaines choses sont dans le meilleur des cas inutiles, dans le pire des cas constituent une pollution visuelle et intellectuelle. (*4) Le sang et la tripaille sont-ils bien indispensables ici ? On peut l’affirmer, le propos de Romero ne peut s’affranchir d’une représentation morbide des enjeux réels et triviaux de ce monde en faillite, on ne peut reprocher à une œuvre d’aller au-delà de la suggestion lorsque la justification de cette représentation trouve sa source dans un propos complexe, comme c’est le cas ici.
Les séquences de carnage qui sont la marque de fabrique du duo Romero/Savini.
Les amateurs ne se lasseront pas de rappeler le rôle prépondérant de Tom Savini préposé aux effets spéciaux, véritable icône de la "junk culture", ancien photographe pendant la guerre du Vietnam, cascadeur et roi de l’effet sanglant, à propos duquel un passionné a pu dire (*5) :
" La simplicité des effets de Savini sur Zombie est l'aspect le plus impressionnant de son travail. Nous connaissons tous la participation de Savini aux mutilations et effets gore des films des années 80 mais peu de monde connaît la débrouille et la malice du personnage en matière de trucages. Et plus particulièrement dans Zombie ; point de prothèses grandiloquentes, on privilégie la triche et les astuces. Là où d'autres maquilleurs auraient réalisés de fausses tête en gélatine remplies de faux sang avant d'y planter une machette bien affûtée, Savini découpe une machette, la positionne sur la tête de l'acteur et la retire; L'image sera par la suite passée à l'envers pour donner un effet saisissant au coût quasi nul. Tout le film n'est qu'effet granguignolesque sur fond de simplicité. Nul mieux que lui (et certainement pas le numérique actuel) ne sait concevoir des impacts de balles frontaux avec un bouton de chemise et un peu de pâte à modeler. Si ses effets sont si saisissants, c’est bien parce que Savini n’a jamais peur de trop en faire, ainsi en témoigne l'adjonction d'une double dose de sang factice lors de tout effet sanglant : c'est la "Savini Touch" ! Le savoir-faire de Savini en la matière est de camoufler ses techniques, parfois imparfaites, par une réalisation millimétrée avec la collaboration de Romero ! La rapidité est de mise pour des séquences fortes et marquantes qui ne l'auraient pas été si les plans avaient été trop longs ; exemple avec cette tête explosée au fusil à pompe dans la séquence d'assaut d’un immeuble ! A peine poussée du pied, une porte se referme, laissant à peine entrevoir la tête (en plâtre et plutôt grossièrement réalisée) s'éparpiller en tous sens... le spectateur n’a pas vraiment le temps de se rendre compte de ce qui s'est passé mais n’en est pas moins cloué à son fauteuil. "
Audace et ingéniosité du meilleur artisan du gore.
" Grand fan de magie et de théâtre, l'application de toutes ces techniques par celui qui fut surnommé le "wizard of gore" (*6) se fait sans encombres, si bien qu'il se charge de passer derrière la caméra lors des séquences d'étripage finales. Ami de Romero et ayant travaillé sur son film précédent ("Martin"), on n'est pas étonné que ces séquences de réalisation lui aient permis de passer véritablement derrière la caméra pour s'atteler au remake de Night of the living dead. "
La représentation de l’abomination passe par la simplicité et l’efficacité, il est ici soulevé que les techniques de réalisation employées (faible durée des plans, agressivité du montage – surtout chez Argento ) sont un élément prépondérant de l’efficacité des effets sanglants. Nous ne sommes donc pas dans la complaisance violente qui a pu être dénoncée par des détracteurs peu pertinents, le sang vise ici à procurer une émotion qui va au-delà du dégoût, il s’agit de saisir le spectateur d’effroi en matérialisant l’horreur qui menaçait les hommes et d’affiner son jugement en permettant à chacun de jauger de la légitimité des souffrances ici infligés. L’utilisation de véritables organes internes lors des séquences d’étripage, plus qu’un moyen technique et budgétaire peu onéreux de gérer les effets spéciaux, donne une véritable portée organique au métrage, amplifiant la théâtralité macabre des figurants luttant contre leur dégoût.
Le racisme et le mythe du surhomme
" We’ve got to survive, somebody’s got to survive… " (Stephen) (*7)
Il s’agit là d’un thème cher à Romero, dans la trilogie, les trois films mettant un scène un héro à la peau noire, même si Romero à propos de Night of the living dead qualifiait dans certains entretiens le choix d’un acteur noir de pure coïncidence (aucune allusion à la couleur de peau ne figure dans le scénario de Night of the living dead ), on ne peut s’empêcher de penser que ce choix (conscient ou non) n’est pas innocent. On pourrait penser que dans la situation dramatique qui est celle d’une invasion de zombies, les hommes laisseraient de côté certaines tensions pour être plus efficaces ; bien au contraire, ces tensions sont par moment exacerbées, ces tensions sociales qui s’ajoutent à la tension initiale sont particulièrement marquées dans Day of the dead où l’opposition entre les militaires et les scientifiques rend le climat très oppressant (même si dans ce dernier film, la misogynie est plus récurrente).
Pour en revenir à Dawn of the dead , il est deux séquences particulièrement parlantes à ce sujet, la première est l'assaut de l'immeuble du début du film où les troupes d'intervention et les gardes nationaux doivent déloger des personnes d'origine hispanique et africaine qui refusent de se soumettre au regroupement des personnes et à la destruction systématique des cadavres. " Ils honorent les morts avec tout le respect qui leur est dû " et de fait, ils représentent un danger en cachant des zombies (ou futurs zombies) dans leur cave. Un des soldats, Wooley, ne cessera de proférer des insultes racistes pendant l’intervention (" saloperie de porto-ricains et de nègres "), de manifester sa jalousie (" ils vivent comme des rois alors que je croupis dans une grotte ") et profitera d’une intervention pour se défouler et déverser sa haine raciale puisque la première tête qui explose du film est son ouvrage et n'est pas celle d'un zombie. Wooley sera tué un peu plus tard par un de ses collègues (Peter qui est noir) après que Roger eut essayé de l'arrêter, de cet évènement naîtra une confiance réciproque entre les deux hommes.
Cette séquence illustre une fois encore les tensions exacerbées par cette situation, rien de plus commun que le racisme mais ici c'est une véritable folie meutrière et vengeresse à laquelle on assiste, la frénésie avec laquelle Wooley tue les habitants de cet immeuble est celle d'un fou. Il semble que le racisme qui est le sien lui permette de fuir l'angoisse de cette invasion de zombie et de reporter toutes ses peurs sur un bouc émissaire : les minorités raciales. Ce "transfert" est quelque chose d'assez classique en politique puisque c'est la technique employée par les partis populistes pour séduire ses électeurs, jouer sur leur peur et mobiliser ainsi leur attention, leur énergie et leur haine, cette dernière étant souvent exclusivement réservée à une portion ciblée de la population censée être à l’origine de tous les problèmes. De cette façon, il est assez facile de faire passer un programme souvent simpliste dans son approche des problèmes de société. Ici Wooley se sert de sa haine raciste et la décuple jusqu’à son paroxysme pour masquer la peur et la panique qui l’envahissent.
La peur du revenant et la considération inégale que leur accordent les personnages au delà de leur dangerosité est en soi une forme de racisme (dans les deux films suivants de la tétralogie, ils ne seront pas désignés par les personnages par le terme zombies mais "zomb-fucks" (*8) ou "leeches" *9), afficher le mépris, la haine pour masquer sa peur est le mécanisme principal du racisme.
La seconde séquence où le racisme est flagrant est celle suivant l'invasion des pillards, à partir du moment où Peter tire sur les pillards qui vont le voir et le poursuivre dans la galerie marchande. Il s'agit d'une traque car il est pour ainsi dire seul contre tous (c'est le moment que choisit Stephen pour perdre tout sang-froid), Blades ( Tom Savini ), un des meneurs le traitera à plusieurs reprises de "morico" mais ici contrairement à la première séquence (où les minorités raciales étaient nombreuses mais écrasées par le professionnalisme des sections d'intervention et par la violence des tirs de Wooley), ici le noir (Peter) a beau être seul face aux pillards et à un de leurs habiles meneurs (Blades), il est le plus fort car non seulement il connait et a aménagé les lieux mais en plus il est intelligent, fin stratège. Il incarne ainsi l'image de la réussite, de l'affirmation de ses qualités dans un monde où les minorités raciales ont toujours été opprimées et limitées dans leurs devenirs ; il incarne la réussite et le charisme de l'homme habile : l’idéal même de la survivance, le genre d'espoir que peut avoir l'espèce humaine face aux zombies.
Affrontement entre deux meneurs : Peter et Blades.
On voit bien là le pied de nez aux théories et considérations racistes qui voient dans l'homme noir un être méprisable et sous-évolué car ici Peter est le surhomme, plus fort que le péril naturel (les zombies) et plus fort que ses semblables (les hommes dont Roger qui, lui, est proche du type aryen), un être supérieur assez éloigné de l'image de l'aryen... Cette supériorité apparaît aussi lors de l’aménagement de leur forteresse tant Peter semble être le maître d’œuvre et l’initiateur de la fortification ; signalons que l'activité de création est une des bases de la définition du sur-humain chez Nietzsche . Le fait qu'il apparaisse comme le plus intelligent et le plus fort (dans sa maîtrise de ses émotions) fait de lui le plus à même (selon les cruelles lois de la nature) de représenter le futur de l'humanité par ses actes et les enfants qu'il donnera... à la femme la plus digne de survivre : Francine.
On ne peut manquer d’observer entre eux une plus grande complicité qu'entre elle et son propre fiancé (qui n'est sans doutes pas l'homme de sa vie car elle refusera sa demande en mariage et leurs relations se dégradent pendant tout le film - je signale à ce propos qu'il y a plus de scènes les concernant dans le montage de Romero dont le traitement des personnages est plus précis ou du moins plus explicite), mais leur loyauté réciproque associée à un cadre inconfortable les empêche de se rapprocher davantage. Point de sexe entre elle et Peter mais une grande confiance et beaucoup de respect (qui sont les éléments essentiels du couple fonctionnaliste : celui voué à la reproduction et à la préservation de l’espèce) et puis elle est enceinte, l'enfant qu'elle portera n'est pas le sien mais on peut penser qu’il l'élèvera avec elle s'ils survivent. Cette idée du surhomme est d’autant plus présente que l’invasion des zombies est d’un point de vue racial une menace pour l’être humain, celui-ci apparaissant souvent au travers de réactions pathétiques de maladresses et d’égoïsme qui donnent à penser que l’homme n’est peut-être pas digne de survivre à ce double maléfique mais tellement plus en phase avec la nature qu’est le zombie. La cohésion est évidente chez les zombies dont l’action est constante, désorganisée mais efficace y compris stratégiquement (malgré eux), cette cohésion silencieuse et inaltérable suggère l’harmonie naturelle des éléments et des êtres à l’état sauvage (et les lois parfois cruelles de cette même nature : manger et être mangé).
A partir du moment où se pose cette question sur la légitimité de la survie de l’homme qui, incapable de s’associer avec ses semblables pour cette lutte (qui rappelle les grandes luttes de l’évolution) n’est capable que d’attiser sa haine envers ses semblables, les personnages nous apparaissent sous un jour nouveau, il se joue dans ce microcosme un concours pour celui qui sera le plus à même de survivre, le plus méritant, le plus digne.
Critique de la société de consommation ou consommation de critique ?
Les comportements bassement consuméristes comme les vols de bijoux (acte pathétique et ridicule face au cycle de vie et de mort de la nature, incarné par les zombies sur ces séquences) ou le stockage d’argent par Peter et Stephen (" on ne sait jamais… " certes, mais n’est-il pas quelque peu paradoxal d’être aussi prévoyant quand on ne sait si il sera possible de survivre un jour hors de cette forteresse, comment avoir la naïveté de penser que la monnaie en tout état de cause pourrait reprendre cours normal alors que tout un chacun a pu s’en emparer suite à l’abandon de nombre de structures ?). La critique de la société de consommation est récurrente dans les points de vues exposés de tous temps sur Zombie , il est vrai que cet aspect intrinsèque ne peut que sauter aux yeux dans le cadre d’un siège se déroulant dans un centre commercial mais la portée de cette interprétation, souvent érigée en thème principal du film me semble surévaluée. Certes, la forteresse-temple de la consommation va s’avérer un piège mais surtout à cause de la vanité des personnages (refus du danger de Roger, matérialisme de Stephen) et de leur convoitise (les pillards), sa structure en faisant techniquement le refuge idéal.
Le supermarché : du siège au piège.
Cet aspect du film de Romero est en fait plus graphique que polémique, les personnages étant plus sanctionnés par leur comportement que par les défectuosités de la technologie humaine. Paradoxalement, c’est dans sa version non distribuée en Europe (US theatrical cut) que cet aspect est le plus présent et où l’assimilation du consommateur à un zombie est la plus forte, certaines scènes montrant la lassitude face à la répétitivité des comportements consumériste, on y voit une Fran bien morose poussant son caddie. Si l’assimilation des zombies à des consommateurs abrutis par l’acte d’achat est plaisante (*10), ils consomment de l’homme et cet aspect renvoie en fin de métaphore aux lois de la nature subies par l’homme et la critique semble plus globale, concernant plus l’industrialisation dans sa globalité (en tant que rejet des lois fondamentales de la nature) que la consommation de masse.
Une sensibilité intelligente
Dans Zombie , le caractère des personnages scelle leur destin, difficile par exemple de ne pas comprendre la mort de Roger, il paiera sa décontraction et sa témérité ainsi que le fait de sous-estimer les zombies. Stephen ne saura pas tenir compte de sa maladresse et laissera sa naïveté (tenter de conserver l’éphémère) le mener à sa perte. Fran et Peter, forts de leurs souffrances assumées pourront survivre, leur conscience de la situation fait d’eux des êtres à même de comprendre et d’accepter l’inévitable, le chaos est pour eux la conséquence durable du retour des morts et non un contretemps que l’on peut combattre, lorsque celui-ci surviendra, ils seront prêts à l’assumer. On peut attribuer à Romero des allusions moralisatrices (la témérité et le matérialisme mènent l’homme à sa perte) mais le réalisme dans lequel il s’ancre l’affranchit de ces accusations, de la même façon que les offenses faites à la chair et au respect que l’on accorde généralement à l’enveloppe charnelle (ici les exécutions sont sommaires et le rituel de l’inhumation est quasi-absent).
L’empathie que l’on peut ressentir pour ces quatre personnages n’en est que plus forte, il y a quelque chose de touchant dans les actes de ces personnages allant au-delà de la sensibilité humaine (opposée au fait d’abattre des êtres nous ressemblant) sans toutefois y renoncer totalement (Roger est enterré, Stephen et Fran dînent dans le respect des conventions les plus superficielles avec chandelles et tenues de soirée. Remarquons que Peter est toujours l’initiateur de ces rituels, ce qui renforce son humanité et sa générosité).
Malgré la tension, les rituels humains ne sont pas abandonnés, ici dîner en tête à tête et adieu à un ami.
Dans ces moments, le film se présente comme une ode à l’homme et non plus comme ce morceau de violence cynique dénonciateur des faiblesses de ce dernier. Les faiblesses des hommes sont aussi ce qui pousse à les aimer, les messages très durs sur le monde humain sont ainsi contre-balancés. Il est intéressant de noter que la fin que nous connaissons tous faillit connaître une alternative plus dramatique, une fin dans laquelle Peter va jusqu’au bout de sa volonté de mourir et où Fran fait de même en plaçant sa tête sous les pâles de l’hélicoptère, cette version que Romero n’a pas souvenir d’avoir tourné a en tous cas fait l’objet d’essais d’effets spéciaux dont on trouve quelques photos sur le site officiel de Tom Savini (*11). Les tortures mentales dont font l’objet Peter et Fran face à la situation et leurs manifestations étaient initialement présentes dans l’idée du réalisateur, cette scène (dont on ne saura jamais vraiment les raisons de l’abandon) et d’autres comme celle où Peter pleure dans le montage le plus long témoignent d’une volonté initiale de donner un aspect plus dramatique.
Les actes et les caractères de chaque personnage forgent leur destin, certains disposent cependant de plus de choix que d’autres.
Sans doute l’industrie du cinéma et ses ressorts commerciaux sont-ils les plus forts car force est de constater que la version américaine de Dawn of the dead ne satisfait pas Romero ; un montage plus long avait été présenté au Festival de Cannes dont on peut rapprocher la version Director’s cut allemande de 156 minutes. L’intention initiale est donc en fait assez éloignée du concentré d’action monté par Argento et sacrifiait la dynamique du rythme pour une expression plus mitigée de l’instinct de survie. De la même manière, le cynisme est l’ironie voulus par le réalisateur n’apparaissent que partiellement dans le montage européen, les critiques faites au quasi abandon de la musique des Goblins pour des mélodies parfois surprenantes mettant en scène les morts comme dans un numéro de cirque font fi de la volonté complexe de George Romero sur ce film.
En mêlant le drame à l’horreur (avec cynisme parfois, tout du moins dans les montages du réalisateur), en critiquant l’homme tout en ridiculisant ses morts, le réalisateur tenait ici à montrer qu’il n’est pas dupe du grotesque de l’idée de faire revenir les morts à la vie, au-delà des interrogations légitimes que suscitent un mot tel que "mort-vivant" (*12). Cette complexité réelle et ces contradictions apparentes font de ce film une œuvre majeure du cinéma et de Romero un des rares auteurs indépendants capables de divertir sans sacrifier le fond de son propos. La récurrence de certains thèmes dans ses films suivants confirme ce statut d’auteur, des thèmes qu’il ne manquera pas d’enrichir, empêchant ainsi toute redite au sein de la série (voir Land of the dead et son parti pris pour les morts).
La loi des séries
Si le 3ème volet ( Day of the dead ) de ce qui est pour l’instant une tétralogie (et le restera si le petit monde des exécutifs de certaines sociétés de production ne souhaitent pas voir la suite de Land of the dead ) nous enterre dans une base militaire, c’est pour ajouter à la claustrophobie du siège des morts mais aussi pour donner le temps à des personnages d’exprimer ce qui n’apparaît que brièvement dans Dawn of the dead. Un raisonnement cohérent est circulaire et en effet nombre de thèmes présents dans le deuxième volet mais ne ressortant pas forcément de façon évidente sont très explicitement révélés dans Day of the dead .
- Le racisme : celui des soldats est évident même s’il se perd dans une misogynie elle aussi patente. Même si l’association avec l’anti-héro alcoolique sème la confusion, un des moteurs de la fuite est … noir.
- L’ambiguïté de humanité : Bub, le zombie apprenant, semble plus sensible que le capitaine Rhodes et son intelligence dans l’apprentissage renforce la question des caractères de l’humanité.
- Le renvoi de l’invasion des zombies aux défauts des hommes : les raisons de l’effondrement de la race humaine semblent les mêmes, la naïveté en plus puisque ici les militaires (et les scientifiques eux-mêmes) semblent croire en une solution rationnelle, scientifique à moins qu’ils ne soient encore sous le coup de la force de l’habitude de leurs professions respectives (que l’on peut rapprocher des zombies attirés par le supermarché de leur vie précédente).
Humanisme et course à pied
On peut dire que chaque film est à sa manière la représentation de son époque, Dawn of the dead n’échappe pas à la règle. Mais au-delà des éléments aisément identifiables (la représentation des forces de l’ordre, des médias, des différentes catégories socioprofessionnelles), il est d’autres aspects moins aisément identifiables mais qui n’en sont pas moins révélateurs des idées d’une époque. Parmi eux, le comportement des zombies est très intéressant, leur vitesse de déplacement particulièrement. Lorsque l’on aborde ce sujet, impossible de ne pas penser au remake de Zak Snyder ( Dawn of the dead , 2004) mettant en scène des zombies très agiles, adeptes du sprint. On peut légitimement se demander ce que révèle ce parti pris.
Des zombies sprinteurs empêchant les corps à corps…
… qui sont les fondements mêmes des scènes d’action de l’original.
- Tout d’abord une conception de l’horreur :
Le cinéma d’épouvante n’échappe pas à la surenchère Hollywoodienne des effets spéciaux et de l’esthétique des représentations, si Romero dans toute sa splendeur d’indépendant flagellait toute une société dans son film, Snyder courbe l’échine devant des exécutifs soucieux de plaire à tous en en mettant plein les yeux, fusse au prix d’incohérences (le traitement anachronique de leur vitesse qui est importante et de leur habileté qui demeure faible) et de légèreté scénaristique. Des morts-vivants "sprintant" sont certes plus impressionnants et plus menaçants que les revenants de 1978 (sauf à les trouver ridicules) mais ils n’en posent pas moins un problème scénaristique de taille : impossible de les confronter aux humains qui n’ont absolument aucune chance de survivre à un contact rapproché, dès lors l’opposition se fera à distance ou via des véhicules (l’homme moderne a du mal à se débarrasser de sa bagnole surtout en période de fin du monde), le siège perd autant en intensité que les apparitions des zombies peuvent en gagner.
- Ensuite l’estime qui est portée au genre humain : l’idée de morts-vivants courants, au-delà de cette volonté d’amplifier l’horreur de la créature en la rendant plus dangereuse, plus hystérique révèle une conception du réalisme véritablement optimiste et une confiance certaine dans le genre humain.
En effet, difficile de pas voir dans la survivance des hommes aux attaques de créatures aussi rapides et aussi dangereuses une minimisation de la dangerosité du zombie dit "lent". Celui-ci serait beaucoup moins à même de mettre l’être humain en danger de par sa lenteur. C’est omettre que le péril n’est pas seulement celui des zombies mais aussi celui de la réaction à ce phénomène. Car le zombie "lent" est surtout un danger en ce qu’il révèle la désorganisation humaine face aux morts-vivants, car si une organisation sans faille et une grande discipline peuvent sembler à même de venir à bout de cette invasion (quoique), l’homme révèle par sa panique et la désorganisation qui s’ensuit son incapacité à endiguer le phénomène. Lâcheté, superstitions (culte du corps et refus de la destruction des cadavres, refus de s’attaquer à des visages connus devenus hostiles), égoïsme, matérialisme… révélés, amplifiés par le retour des morts à la vie, contribuent grandement à la pandémie "zombiesque".
A contrario, l’idée de morts-vivants rapides, plus féroces, concentre le danger sur les zombies, les hommes étant déchargés de la culpabilité de leur incapacité à endiguer la domination de créatures lentes et stupides. Dans cette perspective si l’homme est anéanti, c’est bien à cause de la rapidité et de la dangerosité extrême de ces créatures et non plus à cause des failles de la psychologie humaine mises à nue par cette situation. Ceci est révélateur de cet état d’esprit très contemporain ou non seulement la croyance en la science, ce rationalisme exacerbé tendant à un scientisme depuis longtemps dénoncé est important mais aussi la croyance en l’homme, cet angélisme philosophique et anthropologique donnent une certaine naïveté au propos.
Chez Romero, bien au contraire, le cynisme de l’homme est sans cesse mis en avant, ce dernier est dépassé par le phénomène aussi (et peut-être surtout) par son incapacité, par sa lâcheté. Pas de héros chez Romero, juste des hommes raisonnables et forts surnageant par-dessus une masse dont les faiblesses justifient sa disparition annoncée – selon une loi maîtresse chez toutes les espèces où seul le plus apte à survivre vaincra, cette loi, contrée par le progrès scientifique reprenant ici toute son ampleur. George Romero lui-même déclarera que les morts-vivants " c'est la nouvelle société qui dévore l'ancienne, incapable de résister parce que trop engluée dans un engrenage systématique ".
Les éditions DVD
Ce film a fait l’objet de nombreuses éditions et rééditions, nous nous limiterons aux principales :
Edition Opening : le transfert de cette édition (qui concerne le montage européen) est assez moyen, effet de grain, colorimétrie non respectée, recadrage partiel. On la trouve en édition simple ou double (cette version contenant un certain nombre de bonus dont le très intéressant Document of the Dead , petit reportage sur le tournage). Son intérêt principal est son faible coût qui fait d’elle un excellent rapport qualité-prix et de toutes façons, il s’agit là de la seule édition zone 2 disposant de sous-titres français.
Edition Anchor Bay : l’exemplaire du montage américain que l’on trouve dans le triple Trilogy of the Dead (Night…, Dawn… et Day…) est d’une qualité indigne de ce à quoi nous avait habitués ce prestigieux éditeur, le recadrage en 4/3 n’arrange rien à la chose (Z1). Les anglophones s’orienteront plutôt vers la version Divimax de bien meilleure qualité.
Mais tant qu’à faire bien les choses et quand on est fan on ne compte pas, l’objet ultime est pour l’instant comme son nom l’indique le coffret Dawn of the Dead ultimate du même éditeur qui, non content de nous proposer une version totalement nettoyée et d’une excellente qualité visuelle, permet de visionner les trois versions disponibles du film (les versions européenne, américaine et le "extended cut", version la plus longue et la plus proche de ce que voulait présenter le réalisateur) et nombre de bonus (dont Document of the Dead ) et de commentaires audio inédits. Cette édition qui porte bien son nom n’est hélas pas disponible à l’heure actuelle en zone 2.
Concernant le remake de Zak Snyder , l’édition zone 2 Metropolitan est de très bonne facture et est déclinée comme souvent de nos jours en deux versions (une version comprenant des bonus amusants comme les journaux télévisés utilisés dans le film ou le journal vidéo d’Andy l’armurier), sans compter la version Director’s cut comprenant quelques minutes sans grand intérêt.
( *1) "Jusqu'à l'Armageddon, aucun Shalam, aucun Shalom. Alors, le pape poule rappellera ses poulets à la maison. Les hommes sages s’inclineront devant le trône. Et à ses pieds ils déposeront leur couronne d'or. Quand "il" est là."
( *2) Plouc américain dont la représentation cinématographique est de nos jours institutionnelle.
( *3) "Mais qui sont-ils ? Ils sont nous, c’est tout !"
( *4) Télérama se laissait ainsi aller dans sa critique de Braindead de Peter Jackson à parler d’un film "incommensurable de prétention".
( *5) Je remercie James Hetfield (homonyme volontaire), fidèle des forums de cinéma fantastique et consultants en effets spéciaux de votre serviteur, de s’être prêté au jeu consistant à synthétiser l’œuvre de Tom Savini dans le film.
( *6) Magicien du gore
( *7) "Nous devons survivre, quelqu’un doit survivre…"
( *8) Intraduisible, devient "zombé" dans le sous-titrage français de Day of the dead.
( *9) "Sangsues" dans Land of the dead.
( *10) Voir décryptage de Clint sur Mad Movies.com
( *11) http://www.savini.com/update1.htm
( *12) Il est paradoxal d’associer deux mots qui en réalité s’opposent.
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